Plan vélo : les 10 mesures phares à retenir

Plan vélo : les 10 mesures phares à retenir 

9% de part modale vélo à atteindre d’ici 2024. L’objectif de ce plan vélo national, annoncé par le premier ministre le 14 septembre dernier à Angers, est de tripler le nombre de cyclistes dans nos villes. Plus de vélos et moins de voitures, font notre bonheur mais surtout votre bonheur ! Ce plan vélo s’inscrit dans le cadre du projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), présenté ce lundi 26 novembre par le ministre de l’écologie, François de Rugy, et la ministre des transports, Elisabeth Borne.

Il y a donc 10 mesures à retenir pour ce plan vélo. Certaines ont fait l’objet d’une couverture médiatique (marquage, forfait mobilité…), d’autres sont encore méconnues.

 

1/ Un fond vélo national

Sans financement, aucune avancée n’est possible. Ainsi, la création d’un fond vélo national « mobilités actives » de 350 millions d’euros, va permettre de soutenir, mais surtout d’accélérer les projets d’infrastructures et pistes cyclables.

2/ Le développement du réseau cyclable

Le texte de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) souhaite autant rénover le réseau cyclable existant que développer un nouveau schéma vélo structurant. Le gouvernement espère également accélérer la réalisation d’autoroutes vélo. Au niveau de la sécurité, il envisage la généralisation des sas vélo aux feux. Votre trajet domicile-travail à vélo deviendra une vraie source de liberté et de bien-être !

3/ L’éclairage multiple

La législation va enfin s’adapter à ce qui était une pratique courante chez de nombreux cyclistes. Le texte va autoriser ces derniers à utiliser des feux avant et arrière multiples, qu’ils soient installés sur leur vélo ou bien qu’ils soient portés par le cycliste lui-même, du moment que ces dispositifs ne sont pas éblouissants pour les autres usagers de la route.

4/ Des « rues vélo »

Désormais, dans les zones limitées à 30 km/h, c’est-à-dire dans les zones piétonnes ou les zones de rencontres, les cyclistes vont être autorisés à rouler à deux de front, sans obligation de se rabattre en cas de véhicule suiveur.

5/ Le marquage vélo

Il a fait l’objet d’une information erronée en octobre dernier. Le marquage vélo n’oblige, en aucun cas, de posséder une carte grise. Il s’agit uniquement de rendre obligatoire le marquage du cadre lors de l’achat. L’objectif étant de lutter, le plus efficacement possible, contre le vol. Plusieurs prestataires proposent ce type de service dont le bicycode de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette).

6/ Le plan de lutte contre le vol de vélo

Ce dispositif va permettre aux forces de l’ordre (police et gendarmerie), en lien avec les autres services de l’Etat, d’avoir accès aux fichiers d’enregistrements des vélos. Cela facilitera également les possibilités de pré-plainte en ligne pour la déclaration de vol. Une décision qui devrait également faciliter l’assurance des vélos. On le sait certains vélos comme les Vélos à Assistance Electrique (VAE) sont hautement convoités.

7/ Le stationnement voiture près des passages piétons, c’est terminé

Les véhicules stationnés aux abords des passages piétons qui obstruent la visibilité sont une cause d’accidentologie élevée parmi les piétons. La LOM prévoit que ces emplacements seront remplacés par des stationnements vélo. Ainsi, cela fera beaucoup plus de parking pour les vélos dans vos villes !

8/ Encore plus de stationnement vélo

La LOM devrait forcer la SNCF à revoir son offre de stationnement sécurisé vélo aux abords des gares et des pôles d’échanges. De même, le texte prévoit une obligation de construire des stationnements vélo (sécurisés ou non) dans les constructions neuves de bureaux ou d’habitation. Pour les bâtiments à usage industriel ou tertiaire, l’offre de parking vélo devra satisfaire au minimum 15% des salariés.

L’excuse de la non présence d’un stationnement pour votre vélo dans votre immeuble, n’en sera plus une. Vous pourrez utiliser votre vélo pour tous vos trajets du quotidien.

9/ Le forfait mobilité durable

Les employeurs, privés ou publics, vont pouvoir contribuer au frais de déplacement domicile-travail à vélo de leurs salariés. Bien que cette mesure soit facultative, elle sera encouragée par une exonération d’impôts et de cotisations sociales. La base forfaitaire pourrait aller jusqu’à 400€ par an.

Il faut savoir que d’après une étude (Preventive Medicine du 15 septembre), les personnes utilisant la voiture pour leurs trajets du quotidien domicile-travail étaient 13% plus susceptibles de toujours se sentir sous pression, incapables de se concentrer, contrairement à ceux qui s’y rendaient à pied ou à vélo (pour plus d’informations, retrouvez notre article sur « se rendre au travail à vélo ou à pied rend plus heureux »).

10/ Le « savoir-rouler »

Il s’agit là d’une mesure extrêmement importante puisqu’elle va permettre de sensibiliser des enfants à la pratique du vélo dès l’école primaire. Cette décision va permettre d’insuffler une véritable « culture vélo » dès le plus jeune âge. En partenariat avec le Comité Interministériel à la Sécurité Routière (CISR), ce dispositif permettra aux jeunes arrivant au collège de maîtriser la pratique autonome du vélo.

Et puis, ce sont eux les prochains « vélotaffeurs » ! Le vélotaf, c’est bon pour l’environnement mais également pour leur santé et leur bien-être.

 

Source : 

Weelz 

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