Vélos électriques, trottinettes, hoverboards : où doit-on rouler ?

Vélos électriques, trottinettes, hoverboards : où doit-on rouler ?

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On entend beaucoup parler des nouvelles mobilités. Plusieurs types de mobilité douce investissent aujourd’hui les villes avec l’étonnement des piétons, le questionnement des Pouvoirs Publics. Depuis quelque temps, la trottinette et l’hoverboard, une sorte de skateboard électrique, arpentent les rues de nos villes. Ils prennent une place non négligeable dans les ventes du transport propre qui avait déjà vu exploser les ventes de vélo à assistance électrique ces dernières années. Mais une question se pose : leur circulation en ville est-elle conforme à la loi ?

Vélo : la circulation sur le trottoir est prohibée

Classé au même titre qu’un véhicule en raison de son gabarit, le vélo peut rouler sur les chaussées communales et départementales. En revanche, il ne peut pas accéder aux voies rapides (les boulevards périphériques, les autoroutes). Depuis 1999, la circulation sur les pistes cyclables n’est plus obligatoire.

Le vélo ne peut non plus rouler n’importe où et certainement pas sur les trottoirs !Une amende forfaitaire de 4e classe de 135 € est appliquée au cas où un cycliste roulerait sur untrottoir. Ces mêmes obligations légales sont appliquées pour les vélos à assistance électrique (VAE). Pour optimiser la circulation des usagers, le port des équipements tels que le casque, les gants ou encore les chaussures renforcées est fixé par la loi. Le casque n’est rendu obligatoire, pour le moment, que pour les enfants de moins de 12 ans.

Trottinette et hoverboard : une réglementation floue

Après le succès fulgurant du vélo électrique, l’hoverboard et la trottinette s’ajoutent dans la liste de moyens de transport urbain. L’apparition de ces équipements impose la révision des réglementations en vigueur.

Offrant une vitesse maximale de 25 km/h, la trottinette et l’hoverboard remplacent peu à peu des modes de transport classique. En quelques années, le nombre d’usagers explose. Petits et grands se mettent à rouler à bord d’une trottinette ou d’un hoverboard. Le seul bémol, les infrastructures ne sont pas en adéquation avec ces engins. On se sait plus qui est autorisé à emprunter les pistes cyclables et la chaussée.

Ce nouveau phénomène interpelle Christophe Najdovski, l’adjoint à la maire de Paris chargé des transports : « l’élaboration d’une réglementation nationale fixant la catégorie de ces nouveaux engins est primordiale afin de réguler la fluidité de la circulation dans la capitale ».

La refonte des textes s’avère urgent sachant que ces équipements peuvent mettre en danger les piétons. Certains d’entre eux se caractérisent par une vitesse maximale de 40 km/h, interpelle Christophe Najdovski. Pour réduire les risques d’accident, il propose la définition d’une catégorie de vitesse pour ces nouveaux engins. L’élaboration de ces réglementations permettra, selon lui, de tranquilliser les habitants.

 

 

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