L’indemnité kilométrique vélo

L’indemnité kilométrique vélo

Un dilemme se pose actuellement au gouvernement français qui souhaite, dès la prochaine rentrée, mettre en œuvre le plan vélo. Ce dispositif va s’accompagner d’une remise à niveau, car il consiste à étendre le système d’indemnisation kilométrique vélo dans les entreprises publiques. L’indemnité kilométrique vélo est le remboursement du coût de déplacement domicile-travail d’un salarié qui roule à vélo. Elle est à hauteur de 25 centimes par kilomètre parcouru et est exonérée d’impôt sur le revenu. C’est une mesure lancée en 2016 et de nombreuses entreprises l’adoptent déjà dans tout l’Hexagone.

L’objectif du plan vélo est d’inciter les travailleurs à se rendre au travail à vélo (vélo électrique, VTT électrique, vélo à assistance électrique, etc.), et non en voiture pour réduire à la fois les bouchons et la pollution. D’autant plus que 75% des trajets domicile-travail sont assez courts car ne dépassent pas 5km. Ce qui est une distance faisable à vélo.

Le plan a également une finalité humaine car les statistiques ont permis d’observer que les non-cyclistes sont plus fréquemment malades que les cyclistes. Il est donc profitable pour les deux parties –salarié et entreprise –  car le premier gagne un avantage en nature et améliore sa santé tandis que le second profite d’une main-d’œuvre saine et donc productive. De plus, tous les deux bénéficient d’une exonération ne dépassant pas 200 euros par an. En combinant tous ces avantages de l’indemnité kilométrique vélo, la ville est également gagnante dans la mise en place du plan vélo.

Outre l’indemnisation, le plan prévoit aussi d’autres mesures, notamment la construction de nouvelles infrastructures pour les vélos ainsi que la promotion de l’apprentissage du vélo à l’école.

En dépit de tous ces avantages, de nombreuses controverses risquent d’empêcher l’implémentation du plan vélo. Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables, craint que les allocations financières promises par l’Etat ne soient pas incluses dans le budget 2019.

Des discussions interminables se poursuivent. Les arbitrages entre Bercy et le ministère des transports qui se sont produits récemment suscitent le doute du Club de la ville. La source du problème : le surcoût généré par l’application du plan vélo.

En effet, la construction des infrastructures et le paiement des exonérations pourraient être exorbitants pour l’Etat. Il faut prévoir qu’au fil du temps, le nombre des utilisateurs du vélo va se multiplier. Mais il y a aussi les questions d’ordre culturel car les moyens de transport ne se limitent pas aux vélos.

Bref, l’objectif du plan est de promouvoir l’utilisation de vélo qui a plusieurs effets bénéfiques pour tous. Et ceci par différentes actions menées par le gouvernement. Toutefois, le verdict n’est pas rendu car les dialogues sont toujours en cours. Sur ce, le ministère des transports demeure donc optimiste par rapport à la mise en œuvre de ce plan.

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