Le vélo à assistance électrique : une figure de proue du deux-roues à pédale en France

Le vélo à assistance électrique : une figure de proue du deux-roues à pédale en France

Le VAE, meilleure solution d’avenir de la mobilité douce, présente de nombreux avantages en termes de flexibilité, rapidité, économie, santé et respect de l’environnement. Il a toute sa place dans le peloton de tête des modes de déplacement urbain. Depuis 10 ans et ses grands débuts, il connaît des améliorations techniques autour des performances et du design, et se propage aujourd’hui à toutes les sortes de deux roues.

La fin de l’aide à l’acquisition du VAE

Les prix du vélo à assistance électrique varient énormément, allant de 700 euros à presque 10 000 euros, soit une moyenne de 2 000 – 2 500 euros pour les VAE urbains. Un VAE de bonne qualité se trouve à partir de 1 500 euros. Ce côté prix amène à réfléchir sur la fin de la prime de l’Etat de 200 euros. Cette aide à l’acquisition d’un VAE est la seule à avoir été supprimée parmi tous les véhicules électriques. Va-t-elle freiner la réussite du deux-roues ?

La forte diminution de la portée ou l’arrêt de la prime est dommageable à l’achat du vélo à assistance électrique, mais de grandes métropoles françaises comme Paris, Nantes, Lille ou Bordeaux la pratiquent encore avec plus de profondeurs. La prime fut un élément moteur de la mobilité douce et nul doute qu’elle détient sa bonne part sur la forte hausse des ventes de vélos à assistance électrique entre 2016 et 2017. Heureusement il existe d’autres leviers, avec le renforcement de la sécurité et des infrastructures dans lesquelles le gouvernement pourrait décider d’être un acteur important.

La protection des cyclistes et de leurs VAE

“Il faut encourager toutes les mobilités pouvant faciliter les conditions de transport, et favoriser le report modal de la voiture vers les non-polluants, et favoriser ainsi les modes alternatifs”, expose Laurent Probst, Directeur Général d’Ile-de-France Mobilités (ex-Stif). Pour l’entité et son PDUIF ou plan de déplacement urbain en Ile-de-France, deux points sont importants. En résumé, il s’agit d’aider les gens à faire du vélo et non d’agir au niveau du vélo.  Pour que les personnes tentées puissent se sentir en sécurité sur leur monture,  la région fait tout son possible pour construire plus de pistes cyclables favorisant ainsi la pratique du vélo quotidien en toute sécurité. Pour Ile-de-France Mobilités, il est aussi important que les propriétaires de VAE, dont l’investissement peut être assez élevé, puissent laisser leur vélo à proximité d’endroits de connexion comme les gares (pour un trajet intermodal par exemple) sans avoir une moindre crainte de le récupéré dégradé ou de se le voir volé. C’est le rôle des parkings Véligo, des espaces protégés et abrités qui équipent déjà plus d’une centaine de gares SNCF d’Ile-de-France.

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