Vélotaf : 2 solutions pour vous inciter à pédaler !

Vélotaf: 2 solutions pour vous inciter à pédaler !

Le terme « vélotaf » vous connaissez ? Il est issu de la contraction de vélo et de taf (Travail A Faire, synonyme de travail). Il s’agit de désigner la pratique du vélo comme moyen de transport pour aller au travail. En effet, aller au travail en vélo, faire son trajet domicile-travail, c’est profiter de nombreux avantages : entretenir et améliorer votre condition physique et morale, se détendre avant et après votre travail, découvrir de nouveaux parcours, …

Etes-vous au courant que votre employeur peut vous indemniser les kilomètres parcourus à pédales chaque jour pour aller au travail ? Connaissez-vous l’existence d’une prime à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) ? Afin de profiter au mieux de ces avantages, voici tout ce qu’il faut savoir sur le vélo travail :

Indemnité kilométrique vélo

La loi relative à la transition énergétique du 17 août 2015 a instauré la création d’une indemnité kilométrique vélo (IKV) afin de favoriser le vélo comme moyen de transport. L’IKV est une indemnité  versée par l’employeur aux salariés  qui utilisent un vélo pour leurs déplacements domicile-travail, à hauteur du nombre de kilomètres parcourus. Le montant de la compensation est fixé à 25 centimes d’euros par kilomètre parcouru. L’IKV est exonérée d’impôt sur le revenu, au même titre que les frais de transport. Cette exonération est limitée à 200 euros par an.

L’employeur peut prendre en charge tout ou partie des frais engagés par ses salariés pour leurs déplacements à vélo ou à vélo à assistance électrique, entre leur lieu de travail et leur résidence habituelle. Cette disposition n’est pas encore rendue obligatoire, de nombreuses associations œuvrant auprès du gouvernement actuel pour la généraliser, cette disposition pourrait évoluer dans les prochains mois. Votre employeur a donc la possibilité de refuser la prise en charge de vos trajets à vélo jusqu’au travail.

Par ailleurs, cette prise en charge se cumule avec le prix des titres d’abonnements collectifs aux services publics de location de vélos quand il s’agit d’un trajet de rabattement vers une station de transport collectif ou une gare, mais aussi aux transports publics de personnes. Prendre le vélo pour aller à la gare peut donc être pris en charge par son employeur !

Prime à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE)

L’achat d’un VAE ne rentre pas dans votre budget et pourtant vous aimeriez en acquérir un pour aller travailler au travail en vélo?

Votre entreprise peut vous en mettre en disposition soit dans le cas d’une flotte partagée (c’est le cas du vélopartage) voire même mettre à disposition des vélos de fonction ou vélos affectés aux collaborateurs volontaires gratuitement ou contre participation.

Si vous n’êtes pas un salarié de l’une de ces entreprises sachez que vous pouvez bénéficier d’une aide, dite aussi “bonus vélo à assistance électrique”, pour l’acquisition d’un VAE.

Les dispositions ont récemment évolué et depuis le 1er février 2018, voici les conditions.

Aide de la collectivité : chaque collectivité peut accorder une aide sous condition ou non de ressources. De nombreuses collectivités locales ayant compris l’intérêt de favoriser l’acquisition, ont mis en place des bonus très attractifs ! Citons La mairie de Paris qui subventionne l’achat de vélos à assistance électrique à hauteur de 33% du prix d’achat TTC, subvention qui peut atteindre 400€. Ce dispositif est complété par une aide équivalente pour l’achat d’un vélo cargo ou d’un triporteur sans assistance électrique, idéal pour les petits commerçants ayant un transport de charge ou les familles avec enfants pour les trajets quotidiens, les salariés souhaitant faire du vélo travail. D’autres collectivités plus petites ont également déployé cette aide à l’achat d’un VAE, citons par exemple Poitiers, Caen ou Blois.

Aide de l’état : pour toute personne physique majeure, justifiant d’un domicile en France, n’ayant pas payé d’impôt sur le revenu l’année précédant l’acquisition du VAE. Le montant de l’aide d’État ne peut excéder le montant de l’aide accordée par la collectivité locale et le montant des 2 aides cumulées ne peut être supérieur à 20% du coût d’acquisition ou 200 euros.

 

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