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26/10/2018

Mardi soir, une start-up installée à Montrouge a présenté un prototype de vélo électrique solaire, doté de cellules photovoltaïques embarquées.

Une “première mondiale” s’est tenue mardi soir au Beffroi de Montrouge. C’est en tout cas la promesse de la start-up Rool’in, basée dans la commune, qui a présenté son tout premier prototype de “vélo électrique solaire”, baptisé Sun-E.

Et ce sont des communaux de Montrouge qui seront les premiers à pouvoir tester ces bicyclettes équipées de cellules photovoltaïques, entre juin et décembre 2019. Cinq salariés de La Poste travaillant un peu partout en Île-de-France se verront également allouer ces vélos pendant six mois pour leurs trajets domicile-travail.

Grâce à son système, la start-up promet aux cyclistes de pouvoir recharger la batterie en pédalant, mais aussi lorsque les vélos seront à l’arrêt, grâce à des cartes électroniques embarquées. Leur poids ? 25 kg, soit “le poids moyen d’un vélo à assistance électrique classique”, insiste Stéphane Rachmuhl, cofondateur de Rool’in. Leur prix, lui, n’a pas encore été fixé.

 

De 17 à 40 km d’aide par jour en fonction de la luminosité 

Une batterie pleine permet d’être assisté pendant 51 km. Les concepteurs de ce vélo assurent que grâce au soleil, les cyclistes pourront gagner 17 km d’aide par jour et même jusqu’à 40 km dans des conditions idéales d’ensoleillement, soit “au mois de juillet dans le sud de la France”.

“Ce n’est pas un hasard si cette première se produit à Montrouge”, s’est amusé le maire (UDl) Etienne Lengereau, rappelant “qu’une autre start-up à succès était née dans la ville il y a douze ans”. Il s’agissait de BlaBlaCar, qui s’appelait alors Comuto. “On espère que Rool’in aura le même succès !” a
insisté l’élu, expliquant que le vélo était “bon pour la santé, pour la planète et pour limiter la place de la voiture”.

La Poste, qui possède déjà “plus de 24 000 vélos à assistance électrique”, s’est également associé à ce projet via sa marque d’écomobilité, Bemobi. “Le vélo est en train de devenir l’outil évident de la mobilité au quotidien, surtout quand on sait que la moitié des déplacements en France fait moins de 3 km”,a expliqué Frédéric Delaval, le directeur général de Bemobi,

 

D’abord réservés aux entreprises et collectivités  

A terme, l’engin pourrait donc bénéficier à l’ensemble des salariés de La Poste. “Avec le vélo à assistance électrique, vous pouvez parcourir des distances plus importantes avec des efforts moins intenses. Nous y croyons très fort”,a poursuivi le directeur.

La start-up a également bénéficié de soutiens de la BPI (Banque Publique d’Investissement) et de la région Île-de-France. Le vice-président (LR) aux Transports, Stéphane Beaudet, a même fait la promotion de la bicyclette mardi soir. “J’ai le sentiment que depuis deux ou trois ans,le sujet du vélo est en train de frémir, apprécie-t-il. Je vois les collectivités venir porter à la région de plus en plus de projets. Enfin, on s’y met !”. Dans un premier temps, ces vélos ne seront proposés qu’à des collectivités et des entreprises. Mais ses fondateurs « n’excluent pas »,qu’ils puissent un jour se retrouver en libre-service. A condition que leur stationnement soit sécurisé.

Source : 

Le Parisien, article datant du 25 octobre 2018 (rédigé par Anthony Lieures)

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