01 75 32 78 19
S'inscrire à la newsletter
23/04/2018

Par rapport à d’autres pays européens, la France a vingt ans de retard en ce qui concerne le déploiement du vélo. D’abord, sa part modale de vélo est de moins de 3% (contre 26% aux Pays-Bas, 19% au ­Danemark et 10% en Allemagne). Ensuite, plus de deux tiers des déplacements domicile-travail de moins de 5 kilomètres sont encore faits en voiture!

Le vélo est un vrai moyen de transport non limité aux citadins, mais aussi pertinent pour certains déplacements, dans les territoires péri­urbains et ruraux. C’est donc le moment de le mettre au cœur de la mobilité du quotidien!

Les parlementaires de sensibilités politiques variées appellent le gouvernement à mettre en place un plan vélo. De leur côté, les collectivités locales prennent aujourd’hui une large part mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national. Le développement du vélo croise de nombreux enjeux locaux et nationaux: l’accès à la mobilité pour tous, la lutte contre l’enclavement, la solidarité, la santé, l’accès à l’emploi, l’optimisation des infrastructures, la décongestion et la lutte contre le réchauffement climatique.

Résorber les “zones blanches”

Le vélo est une solution de déplacement non négligeable, alternative à la voiture individuelle. Pour développer l’usage du vélo, une volonté des pouvoirs publics d’investir dans des infrastructures est importante. Nous souhaitons ainsi le développement de liaisons dites “autoroutes vélo” entre différents pôles de vie sur un même territoire. Le vélo est à mettre au cœur de la ­mobilité quotidienne, tant sociale que professionnelle.

Le nombre d’actifs en situation de « précarité mobilité » compte actuellement sept millions. Ce qui se traduit par une exclusion du marché du travail en l’absence de ­solutions de transport. Ainsi, faute de moyen de transport, un jeune sur quatre a refusé en 2017 une formation ou emploi. Ce n’est pas acceptable!

Généraliser l’indemnité kilométrique vélo (IKV)

La mobilité fait partie des premiers facteurs du retour et du maintien à l’emploi. Nous sommes bien d’accord que le déploiement du vélo, notamment à assistance électrique, est l’une des réponses pour ne laisser personne sans aucune solution de mobilité. Par ailleurs, il nécessitera une évaluation des effets de la nouvelle aide nationale à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) dont la mise en place pourrait sembler complexe et restrictive. Le VAE constitue pourtant un mode de déplacement ayant besoin d’encouragement.

Nous espérons de la part du gouvernement, une généralisation de l’IKV pour tous les employeurs privés et publics. Ce qui permettra aux salariés d’être indemnisés pour leurs déplacements domicile-travail à vélo. En attendant cette généralisation, il faut publier le décret déjà rédigé pour offrir cette possibilité aux fonctionnaires et répondre à l’engouement d’un nombre croissant de municipalités. Ce plan vélo devrait être complet et s’accompagner de mesures de sécurité routière.

Afin d’accélérer la pratique du vélo dans notre société, nous appelons une véritable mobilisation de l’Etat, aux côtés des collectivités territoriales. La favorisation de l’usage du vélo et le rattrapage du retard pris en la matière nécessitent un engagement de la part des acteurs publics. Pour regarder le vélo, un portage politique fort est impératif, non plus avec condescendance, mais comme un mode de mobilité d’avenir.

Source: www.lejdd.fr (avril 2018)

Collectivités territoriales, découvrez l’offre vélo location longue durée de Bemobi.

Toutes les actualités