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03/04/2018

Moins de femme que d’homme sur un vélo

Les hommes sont presque deux fois plus à utiliser un vélo pour se déplacer (1,5 % de femmes contre 2,4 % d’hommes). Ce chiffre est décevant. Les hommes restent accrochés à leur voiture tandis que les femmes préfèrent les transports en commun ou la marche à pied.

Fait intéressant, tous sexes confondus, le nombre de cyclistes reste constant sur toutes les tranches d’âge. Cela démontre bien que les personnes ne retournent pas vers d’autres moyens pour se déplacer une fois qu’elles ont l’habitude d’utiliser le vélo comme moyen de transport.

C’est surtout en ville qu’on pédale

Le chiffre des français cyclistes utilitaires double en zone urbaine dense (4%). Mais dès que l’on s’éloigne de l’hyper-centre, les habitants des communes limitrophes préfèrent les transports en commun lorsqu’ils y ont accès, et bien sûr la voiture.

Pour autant, les distances restent peu élevées entre le domicile et le travail, en moyenne inférieures à 10km. Le manque d’infrastructures cyclables efficaces en périphérie est ici criant. Ce n’est pas parce que l’on n’habite pas en ville que l’on ne peut pas se déplacer à vélo. Mais les vitesses très élevées des axes qui sont uniquement conçus pour les véhicules motorisés démoralisent les utilisateurs cyclistes.

Le cycliste : un cadre diplômé

Il fut une époque où l’ouvrier se déplaçait presque exclusivement à vélo. Aujourd’hui, ce n’est plus le même cas. Cette période est révolue. D’après l’étude de l’INSEE, les personnes se déplaçant à vélo sont généralement des cadres ou des employés. Plus ils sont diplômés, plus ils utilisent le vélo. La part modale du vélo augmente proportionnellement avec le niveau d’études. 1,5 % de bacheliers, 3,5 % de bac + 5 et 5,1 % de doctorants.

Strasbourg, Bordeaux et Grenoble en tête des villes cyclables

Nous connaissions la position de Strasbourg (16%) sur le podium français des villes vélo-amicale. On sait désormais quelles sont les villes qui briguent les deux autres marches. Les bordelais sont aussi acquis à la cause du vélo (11,8%), avec une moyenne presque six fois supérieure à la moyenne nationale. Si leur hiver est en général très pluvieux, ils bénéficient d’une météo relativement clémente le reste de l’année. On sait aussi que, lors des grands travaux initiés sous le mandat d’Alain Juppé, le vélo à jouit d’une place importante dans les schémas directeurs. Grenoble (15,2%), une ville très plate, en fond de vallée (titre de la ville la plus plate de France) se prête absolument au déplacement à vélo, même si sa configuration géographique entourée de montagne favorise aussi le maintien de la pollution. Le maire, Eric Piolle, est un fervent défenseur du vélo urbain.

Les clichés nationaux ont la vie dure

L’étude de l’INSEE finisse sur un comparatif avec nos voisins européens. Ainsi la Suède, le Danemark, l’Allemagne et bien sûr les Pays-Bas restent les champions incontestés du déplacement à vélo (de 4 à 8% d’actifs à vélo). Tandis que le cliché de l’italien en scooter reste toujours tenace.

Sources: www.weelz.fr, www.insee.fr

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