France : les vélos électriques font la course face aux traditionnels scooters

De plus en plus de particuliers se laissent séduire par les vélos à assistance électriques, dits vélo électriques, en matière de mobilité douce. C’est la nouvelle tendance en matière de mobilité urbaine.

Les vélos électriques dépassent les scooters

Les vélos électriques connaissent un vrai boom en France. En 2017, nous constatons une forte hausse de vente de vélos électriques par rapport aux traditionnels scooters. Les ventes de vélos électriques ont été multipliées par deux, en seulement un an. Nous pouvons dire que ces modèles VAE représentent 10% du marché de la vente de vélos dans tout le territoire.

Concernant les acheteurs de vélos électriques, la majorité sont des urbains cherchant une alternative à la voiture pour leur trajet quotidien domicile-travail. L’utilisation des vélos électriques en remplacement de la voiture est un bon réflexe et une bonne pratique puisqu’ils limitent les gaz à effet de serre produits par les voitures des particuliers.

L’état propose de son côté, une aide aux ménages les plus modestes. Il s’agit d’une prime d’état de 200 euros pour l’achat d’un vélo électrique, destinée aux foyers non imposables. Mais il faudra peut-être une incitation encore plus attractive pour encourager plus de français à passer au vélo électrique. Actuellement, seulement 4% des français utilisent un vélo pour leurs déplacements quotidiens. Nous sommes encore loin derrière le Danemark qui est le champion d’Europe de la mobilité douce. 24% de la population de ce pays utilisent les vélos pour les déplacements quotidiens.

Source: www.socialmag.news (avril 2018)

Plan de mobilité : les entreprises diversifient les modes de déplacement de leurs salariés

Tout site d’entreprise ayant plus de 100 salariés est obligé d’élaborer un plan de mobilité pour ses employés, d’après la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

Ce plan est un ensemble de mesures visant à optimiser et augmenter l’efficacité des déplacements quotidiens des salariés. Il consiste à réduire le trafic routier et diminuer les émissions polluantes. Ces mesures ont pour but d’encourager l’utilisation de transports alternatifs à la voiture individuelle, à savoir : les transports en commun, l’auto-partage, le covoiturage ou le vélo-partage… sur les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels.

Selon Bruno Renard, Président de la Fédération des acteurs des plans de mobilité (FAPM), seulement 20 % des entreprises concernées ont établi un plan de déplacement entreprise (PDE). Certaines d’entre elles l’ont anticipé en multipliant les initiatives sur une variété de solutions de mobilité.

Schneider Electric incite ses collaborateurs à prendre davantage les transports en communs en participant aux 75% du prix de l’abonnement annuel du salarié. Renaud Antoine, Directeur du programme de transformation des usages GreenOValley, indique que la société veut surtout proposer différentes solutions de mobilité comme l’auto-partage intersites et celui en libre-service de la ville de Grenoble, le vélo-partage en libre-service, et développer ainsi le covoiturage pratiqué par seulement 3 % de ses salariés. Parmi les 6.000 collaborateurs du CEA de Grenoble, 45 % sont des usagers des transports publics, 30 %, des automobilistes, 20 %, des cyclistes et 5 % sont des covoitureurs.

Ce n’est pas encore le cas de La Poste. Par contre, un grand diagnostic a été lancé afin de repérer ses établissements concernés et faire l’état des lieux des déplacements de ses salariés, en 2017.  « On a identifié 330 sites et autant de plans de mobilité », précise Adeline Gogé Lefaivre, directrice marketing de Bemobi, l’entité d’éco-mobilité de La Poste. Bemobi a notamment mis en place des tests pour le développement de l’auto-partage de véhicules utilitaires sur 12 sites. Depuis 2016, elle a déjà lancé une solution de covoiturage sur nombreux sites en coopération avec le spécialiste Klaxit. Il met aussi en place sur 10 sites le partage de vélos à assistance électrique destinés aux trajets domicile-travail intersites de moins de 3 kilomètres. De ce fait, l’entité déploie son plan d’actions grâce à des outils, une méthode et un pilotage préconisés par la loi.

Parmi les solutions de mobilité proposées par les entreprises, l’auto-partage semble la plus avancée.

Source : www.lesechos.fr (avril 2018)

Consulter le communiqué de presse pour voir le cas des autres entreprises.

Savoir plus sur nos différents conseils en mobilité.

La France a besoin d’un ambitieux plan vélo pour rattraper ses 20 ans de retard

Par rapport à d’autres pays européens, la France a vingt ans de retard en ce qui concerne le déploiement du vélo. D’abord, sa part modale de vélo est de moins de 3% (contre 26% aux Pays-Bas, 19% au ­Danemark et 10% en Allemagne). Ensuite, plus de deux tiers des déplacements domicile-travail de moins de 5 kilomètres sont encore faits en voiture!

Le vélo est un vrai moyen de transport non limité aux citadins, mais aussi pertinent pour certains déplacements, dans les territoires péri­urbains et ruraux. C’est donc le moment de le mettre au cœur de la mobilité du quotidien!

Les parlementaires de sensibilités politiques variées appellent le gouvernement à mettre en place un plan vélo. De leur côté, les collectivités locales prennent aujourd’hui une large part mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national. Le développement du vélo croise de nombreux enjeux locaux et nationaux: l’accès à la mobilité pour tous, la lutte contre l’enclavement, la solidarité, la santé, l’accès à l’emploi, l’optimisation des infrastructures, la décongestion et la lutte contre le réchauffement climatique.

Résorber les “zones blanches”

Le vélo est une solution de déplacement non négligeable, alternative à la voiture individuelle. Pour développer l’usage du vélo, une volonté des pouvoirs publics d’investir dans des infrastructures est importante. Nous souhaitons ainsi le développement de liaisons dites “autoroutes vélo” entre différents pôles de vie sur un même territoire. Le vélo est à mettre au cœur de la ­mobilité quotidienne, tant sociale que professionnelle.

Le nombre d’actifs en situation de « précarité mobilité » compte actuellement sept millions. Ce qui se traduit par une exclusion du marché du travail en l’absence de ­solutions de transport. Ainsi, faute de moyen de transport, un jeune sur quatre a refusé en 2017 une formation ou emploi. Ce n’est pas acceptable!

Généraliser l’indemnité kilométrique vélo (IKV)

La mobilité fait partie des premiers facteurs du retour et du maintien à l’emploi. Nous sommes bien d’accord que le déploiement du vélo, notamment à assistance électrique, est l’une des réponses pour ne laisser personne sans aucune solution de mobilité. Par ailleurs, il nécessitera une évaluation des effets de la nouvelle aide nationale à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) dont la mise en place pourrait sembler complexe et restrictive. Le VAE constitue pourtant un mode de déplacement ayant besoin d’encouragement.

Nous espérons de la part du gouvernement, une généralisation de l’IKV pour tous les employeurs privés et publics. Ce qui permettra aux salariés d’être indemnisés pour leurs déplacements domicile-travail à vélo. En attendant cette généralisation, il faut publier le décret déjà rédigé pour offrir cette possibilité aux fonctionnaires et répondre à l’engouement d’un nombre croissant de municipalités. Ce plan vélo devrait être complet et s’accompagner de mesures de sécurité routière.

Afin d’accélérer la pratique du vélo dans notre société, nous appelons une véritable mobilisation de l’Etat, aux côtés des collectivités territoriales. La favorisation de l’usage du vélo et le rattrapage du retard pris en la matière nécessitent un engagement de la part des acteurs publics. Pour regarder le vélo, un portage politique fort est impératif, non plus avec condescendance, mais comme un mode de mobilité d’avenir.

Source: www.lejdd.fr (avril 2018)

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Vélo electrique

Conseils pour l’installation d’un bon parking vélo

L’absence d’un parking vélo et la peur du vol sont aujourd’hui parmi les principaux freins à l’usage du vélo comme mode de déplacement. La majorité des vols ont lieu dans des garages, cours, caves privées. Roue restant seule attachée à son arceau, antivol cisaillé,… De nombreux cyclistes renoncent alors à réinvestir dans l’achat d’un vélo de bonne qualité. La solution est connue : il faut des emplacements sécurisés et équipés dans les immeubles de bureaux et d’habitat.

Les différents types de stationnements vélo

4 différents types de stationnement peuvent être aménagés pour bien garer et sécuriser les vélos. Certains peuvent être installés très facilement par un particulier, alors que d’autres nécessitent l’intervention d’un professionnel.

  • Les stationnements de courte durée

Pour un arrêt de moins d’une heure, il est indispensable d’aménager des stationnements de courte durée. Ils sont nécessaires à proximité des services publics ou petits commerces. Ils ne nécessitent en effet qu’une surveillance informelle et peu de maintenance et leur utilisation est pratiquement gratuite. Une preuve de bonne visibilité et transparence est recommandée pour garantir le plus de sécurité aux vélos. Les systèmes de contrôle ou de fermeture ne sont pas obligatoires. Par contre, il faut avoir un bon antivol combiné à un bon matériel d’ancrage, comme un arceau, peuvent suffire dans ce cas précis.

  • Les stationnements de moyenne durée

Ces types de stationnements répondent au besoin de stationner les vélos en toute sécurité durant des arrêts de plus d’une heure. Ces aménagement sont à placer devant ou à proximité des centres commerciaux, sportifs, de loisirs ou culturels. Ils sont très pratiques pour les personnes qui s’y rendent et qui résident à environ 20 minutes des lieux. Le plus souvent, pour ce genre d’infrastructure, une surveillance informelle suffit le plus souvent. On peut les construire dans des espaces délimités. Afin de les rendre plus appréciables, on peut les mettre à disposition, un toit, un système de vidéo surveillance et un éclairage spécifique. Ils peuvent être gratuits et ne nécessitent qu’une simple maintenance.

  • Les stationnements de longue durée de jour

Pour ceux qui souhaitent profiter d’un endroit sécurisé pour leur vélo du matin au soir, des stationnements de longue durée de jour sont l’idéal. Ils doivent être à proximité des lieux de travail et d’étude. Ils nécessitent toutefois une surveillance beaucoup plus formelle pas comme les autres. Dans le but d’être bien visible, l’usage de caméras de surveillances est appréciable. Leur utilisation peut être gratuite ou payant du fait d’une maintenance régulière et un peu plus soutenue.

  • Les stationnements de longue durée de nuit

Pour les cyclistes ayant besoin de garer leur vélo en toute sécurité du soir au matin ou durant les week-ends, les stationnements de longue durée nuit sont les aménagements à privilégier. Ceux-ci conviennent particulièrement aux gares et aéroports, ou encore aux immeubles d’habitation. Afin de garantir un maximum de sécurité aux vélos, ils doivent faire preuve eux aussi d’une bonne transparence et d’une bonne visibilité. Ils peuvent être équipés de caméras de surveillance, d’un éclairage et d’une couverture si besoin. Leur usage peut être payant. Ils peuvent nécessiter d’un investissement initial plus important et d’une maintenance plus fréquente.

Sources: www.lecyclo.com, www.fub.fr

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Clermont-Ferrand : la place du vélo dans la métropole

Ce mardi 3 avril, Olivier Bianchi, le président de Clermont Auvergne Métropole, a annoncé la modernisation et l’élargissement du réseau cyclable métropolitain. D’après lui, le plan cyclable métropolitain pour 2018: “C’est une culture du vélo qui doit être appropriée par l’ensemble de la ville. C’est la raison pour laquelle un réfèrent vélo va suivre tous les dossiers à la métropole”. Le plan cyclable représente un investissement de 31 millions d’euros en 10 ans, pour 365 km de réseau.

Sur la période 2018-2020, des itinéraires stratégiques vont être réalisés :

  • Clermont – Cournon-d’Auvergne – Le Cendre
  • Pérignat Aubière via Sarliève
  • Léon Blum – Cézeaux
  • Cataroux – La  Combaude
  • Le boulevard Chartoire, Chamalières Fontmaure et Claussat

Depuis le 10 avril 2018, c’est la Métropole qui paie l’abonnement annuel C.Vélo de 25 euros, mais plus les usagers. C’est un engagement pris en juin 2016, lors des Rencontres Citoyennes de la Mobilité (RCM). L’utilisation des vélos en libre-service est toujours payante, mais la première demi-heure est toujours gratuite.

12 nouvelles stations de vélo en 2018

La Métropole testera de nouveaux itinéraires pour être mis en service dès cette année. “Il est indispensable d’avoir des liaisons sécurisées, entre l’agglo et les communes. Il va avoir de nouveaux itinéraires, même dans le centre de Clermont-Ferrand qui est très fréquenté”, déclare Odile Vignal, vice-Présidente de Clermont-Métropole.

80 nouveaux vélos à assistance électrique (VAE) ont été mis en service depuis fin 2017 et 12 nouvelles stations de vélos seront créées en 2018, soit 52 au total. Le service de location de vélos de la Métropole ne cesse d’apporter une innovation. Elle a renouvelé son site internet et lancé une application. Cela permettra aux usagers de prendre leur abonnement C Vélo directement en ligne, mais aussi pré-réserver la réservation des vélos.

Source: www.france3-regions.francetvinfo.fr (avril 2018)

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piste cyclable

Et si vous choisissiez le vélo durant la grève?

“Le gouvernement tiendra bon”, dit  Élisabeth Borne, ministre des Transports. C’est un mouvement parti pour durer, comme l’avait assuré les syndicats de cheminots. Ce n’est plus la peine de revenir sur les raisons fondées ou non de cette grève.

Aujourd’hui, pratiquement aucune ligne régionale ne sera assurée et un TGV sur huit circulera seulement. La voiture est l’une des grandes solutions de remplacement quand les transports publics déraillent.

Une voiture + une voiture et encore une voiture …

Nous ne visons pas directement les usagers des transports en communs avec ces mots car ils réalisent un trajet important qu’il soit difficile de remplacer par le vélo. Par contre, nous pensons à tous ces automobilistes coincés dans les embouteillages.

Aujourd’hui, si certains se battent pour leurs acquis sociaux, nous, nous battons pour un acquis bien plus important : l’acquis humain. Dites-vous que si vous avez la chance d’être en pleine possession de vos moyens, d’avoir deux jambes, deux bras, des poumons et un cerveau fonctionnels, vous êtes sûrement en mesure de réaliser quelques kilomètres de vélo par jour.

Si votre trajet quotidien représente moins de 10 km, vous pouvez envisager de faire du vélo et vous n’avez pas besoin d’enfiler un cuissard et vous appeler Christopher Froome pour en être capable. Dites au revoir aux bouchons.

Vélo : la meilleure solution

Le vélo, et si vous vous y mettiez ? Nombreux sont les avantages qu’il nous procure.

Pour vous dire, le vélo est un moyen de déplacement qui ne nous coûte absolument rien à l’année et ne nécessite pas de carburant. Il nous permet de faire des économies importantes en dépenses de santé, d’évacuer notre stress et ne connait jamais d’embouteillage. Avec le vélo, nous pouvons aller beaucoup plus vite que notre moyen de transport actuel.

Oh que oui !! Ce moyen de transport existe. C’est une invention qui date plus de 200 ans mais qui a chamboulé la face du monde.

Source: www.weelz.fr (avril 2018)

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covoiturage-grèves

Risque d’explosion des émissions de CO2 suite à la grève de la SCNF

La grève à la SNCF a débuté le mardi 3 avril. Depuis ce jour, la grève est dans toutes les conversations et on constate que beaucoup de gens sont mécontents. Il va donc falloir trouver des alternatives de déplacement pendant trois mois. Alors que chaque jour, ce sont près de 5 millions de voyageurs qui prennent le train, dont 80% en Ile de France. Nombreux sont ceux qui vont devoir se reporter sur le car ou la voiture pour se déplacer. Or cela va entraîner une explosion des émissions de CO2.

Les cars font le plein

Dans la région francilienne, déjà pas moins de 400 kilomètres de bouchons cumulés à 8h ont été comptés lors de la matinée de grève. Près de Lyon, les axes très fréquentés par les usagers TER ont été très saturés. Aujourd’hui, le scénario ne cesse de se répéter.

Les cars Macron font aussi le plein. Chez FlixBus France, leadeur du secteur avec Ouibus. “Le mois d’avril s’annonce très fort pour Flixbus, d’autant que s’ajoutent les vacances scolaires au phénomène des grèves”, s’affirme, son directeur général.” Les trajets Paris-Lyon étaient tous complets le premier jour de grève.

Même constat chez Isilines, filiale du groupe Transdev. “Sur l’ensemble des lignes, les réservations ont triplé par rapport à la normale, tant pour les Paris-Marseille ou Paris-Lyon que pour les courtes distances”, selon son directeur général, Hugo Roncal. ”

Autre alternative au train : covoiturage gratuit mais limité

Dans le but de limiter les émissions de CO2, le patron de la SNCF a annoncé la gratuité de son covoiturage IDVRoom durant les grèves.

La présidente de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a aussi mis en avant la gratuité du covoiturage dans la région pendant les grèves et lancé un appel aux conducteurs «Tous ceux qui prennent leur voiture les jours de grève, prenez des passagers avec vous, inscrivez-vous sur des plates-formes, soyez solidaires…». Sur les autoroutes, on remarque le même message sur les panneaux d’informations «grèves, pensez covoiturage».

BlaBlaCar annonçait lundi 2 avril que son niveau de réservations pour ce mois avait doublé par rapport à un mois normal. Par contre, ce n’est toujours pas facile de faire correspondre son trajet avec ceux proposés sur les sites. Et lorsque c’est le cas, les réservations sont souvent complètes.

Les cheminots défendent l’environnement

Reste aussi le bon vieux stop, avec le lancement d’Autostop-Citoyen en fin mars par la Ville de Paris, Facebook, Waze et la SNCF. Pour les conducteurs volontaires, il suffit juste d’imprimer un macaron et de le mettre en vue sur son pare-brise afin de signaler qu’on est prêt à prendre des auto-stoppeurs.

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Source: www.novethic.fr (avril 2018)

Ce qui change à l’achat du VAE

La prime à l’achat d’un vélo électrique a été modifiée. Depuis février 2018, les règles ont changé. Un décret paru au Journal officiel le 31 décembre 2017 modifie les conditions d’attribution.

L’aide de l’état ne peut être attribuée qu’une seule fois par personne (l’acheteur ne devant pas revendre son vélo dans les douze mois suivant l’achat). Elle est réservée aux seules personnes physiques qui n’ont pas payé d’impôt dans l’année précédant l’achat. Il faudra également résider dans une collectivité qui délivre déjà ce type de bonus. Les Français qui souhaitent faire l’acquisition d’un vélo à assistance électrique seront alors moins nombreux à pouvoir bénéficier d’une aide de l’Etat. Auparavant, tous les Français pouvaient y prétendre sans condition de revenus.

Aujourd’hui, les deux aides (celle de l’état + celle de la commune) sont cumulables mais le montant total ne pourra pas dépasser 200 euros ou 20% du coût d’acquisition du vélo. Ce dernier vient en effet réduire le nombre d’acheteurs potentiels éligibles à la prime à l’achat

Le vélo : près de 1 500 euros, en moyenne

Quelques chiffres sur les bénéficiaires de l’aide à l’achat d’un vélo électrique ont été publiés en septembre 2016 par l’Ademe. Selon l’étude, 47% des ménages qui l’ont perçue disposaient d’un revenu net mensuel supérieur à 4 000 euros. Ils étaient même 21% à franchir la barre des 6 000 euros. Le prix d’achat moyen, tous circuits de distribution confondus, était quant à lui estimé à 1 460 euros. Le montant moyen de l’aide à l’achat étant de 246 euros, selon l’Ademe, le « reste à charge » pour l’acheteur s’élevait alors à environ 1 220 euros.

134 000 vélos à assistance électrique se sont vendus en France sur l’année 2016, d’après le dernier Observatoire du cycle, établi par Univélo au printemps 2017. Soit une progression de 31,4% par rapport à 2015.

Source: www.leparisien.fr (mars 2018)

véhicules

Trajets domicile-travail : 58% des trajets de moins d’1km se font en voiture

Moins de femme que d’homme sur un vélo

Les hommes sont presque deux fois plus à utiliser un vélo pour se déplacer (1,5 % de femmes contre 2,4 % d’hommes). Ce chiffre est décevant. Les hommes restent accrochés à leur voiture tandis que les femmes préfèrent les transports en commun ou la marche à pied.

Fait intéressant, tous sexes confondus, le nombre de cyclistes reste constant sur toutes les tranches d’âge. Cela démontre bien que les personnes ne retournent pas vers d’autres moyens pour se déplacer une fois qu’elles ont l’habitude d’utiliser le vélo comme moyen de transport.

C’est surtout en ville qu’on pédale

Le chiffre des français cyclistes utilitaires double en zone urbaine dense (4%). Mais dès que l’on s’éloigne de l’hyper-centre, les habitants des communes limitrophes préfèrent les transports en commun lorsqu’ils y ont accès, et bien sûr la voiture.

Pour autant, les distances restent peu élevées entre le domicile et le travail, en moyenne inférieures à 10km. Le manque d’infrastructures cyclables efficaces en périphérie est ici criant. Ce n’est pas parce que l’on n’habite pas en ville que l’on ne peut pas se déplacer à vélo. Mais les vitesses très élevées des axes qui sont uniquement conçus pour les véhicules motorisés démoralisent les utilisateurs cyclistes.

Le cycliste : un cadre diplômé

Il fut une époque où l’ouvrier se déplaçait presque exclusivement à vélo. Aujourd’hui, ce n’est plus le même cas. Cette période est révolue. D’après l’étude de l’INSEE, les personnes se déplaçant à vélo sont généralement des cadres ou des employés. Plus ils sont diplômés, plus ils utilisent le vélo. La part modale du vélo augmente proportionnellement avec le niveau d’études. 1,5 % de bacheliers, 3,5 % de bac + 5 et 5,1 % de doctorants.

Strasbourg, Bordeaux et Grenoble en tête des villes cyclables

Nous connaissions la position de Strasbourg (16%) sur le podium français des villes vélo-amicale. On sait désormais quelles sont les villes qui briguent les deux autres marches. Les bordelais sont aussi acquis à la cause du vélo (11,8%), avec une moyenne presque six fois supérieure à la moyenne nationale. Si leur hiver est en général très pluvieux, ils bénéficient d’une météo relativement clémente le reste de l’année. On sait aussi que, lors des grands travaux initiés sous le mandat d’Alain Juppé, le vélo à jouit d’une place importante dans les schémas directeurs. Grenoble (15,2%), une ville très plate, en fond de vallée (titre de la ville la plus plate de France) se prête absolument au déplacement à vélo, même si sa configuration géographique entourée de montagne favorise aussi le maintien de la pollution. Le maire, Eric Piolle, est un fervent défenseur du vélo urbain.

Les clichés nationaux ont la vie dure

L’étude de l’INSEE finisse sur un comparatif avec nos voisins européens. Ainsi la Suède, le Danemark, l’Allemagne et bien sûr les Pays-Bas restent les champions incontestés du déplacement à vélo (de 4 à 8% d’actifs à vélo). Tandis que le cliché de l’italien en scooter reste toujours tenace.

Sources: www.weelz.fr, www.insee.fr

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