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29/03/2018

L’Europe enchaîne les études et les rapports sur l’impact des véhicules électriques tout au long de leur cycle de vie, plaidant le plus souvent pour une fabrication au maximum décarbonée, notamment au niveau des batteries. Le document du février 2018, Intitulé « Research for TRAN Committee – Battery-powered electric vehicles : market development and lifecycle emissions », s’inscrit parfaitement dans cette dynamique et confirme surtout ce qui a déjà été publié à ce sujet. Les risques concernant l’approvisionnement en matériaux pour produire les cellules et le recyclage sont également passés en revue.

3 millions de voiture électrique dans le monde

Dans ce rapport, l’on trouve en introduction quelques chiffres intéressants : 3 millions de voitures électriques en circulation dans le monde début 2018, dont 738.000 en Europe. Pour marquer le décollage du marché, il est indiqué qu’à fin 2016, on en comptait déjà 2 millions. En revanche, l’on s’aperçoit bien vite que derrière les mots « voitures électriques », l’Europe inclut parfois pas mal de genres à la marge, dont les hybrides rechargeables et les véhicules utilitaires légers qui sont compris dans les chiffres ci-dessus. Aux engins des catégories N1 et M1 s’ajoutent, à ce jour, plus de six cent millions de vélos, motos électriques et scooters, sans oublier les centaines de milliers d’autres véhicules branchés, dont les quadricycles divers et les bus.

Des voitures plus limitées

Le rapport milite pour l’adoption de véhicules électriques plus petits avec une autonomie raisonnable. «Tant du point de vue de l’atténuation du changement climatique que de l’utilisation des ressources, la tendance à augmenter la taille et l’autonomie des véhicules électriques est défavorable», selon le document. Ce point se retrouve également au niveau des véhicules thermiques. La mode des SUV a fait qu’en 2017 l’impact carbone des nouvelles immatriculations des véhicules thermiques s’est élevé par rapport à 2016, et ce, au-delà du phénomène de retrait des modèles diesel face à ceux à essence. Pour ne pas accentuer l’impact carbone des engins, du fait de batteries embarquées qui pourraient devenir plus lourdes, « seules des améliorations progressives peuvent être attendues dans un futur proche ».

Risques de rupture d’approvisionnement

L’un des problèmes majeurs de la fabrication des batteries est l’approvisionnement en terres rares. D’habitude, ce sont les minerais ou matériaux qui n’entrent pas dans cette catégorie, pour lesquels des doutes existent sérieusement dans un contexte attendu de décollage de la mobilité électrique. Les risques sont divers : concentration des gisements sur un petit nombre de pays, épuisement des ressources, décisions politiques des chefs d’Etat, etc. Le document relativise en assurant : « L’amélioration des processus de récupération de ces éléments à la fin de vie du véhicule peut, dans une certaine mesure, atténuer ces risques concernant l’approvisionnement ». C’est la raison pour laquelle le document plaide pour des «processus de recyclage efficaces».

CO2 à la fabrication…

Selon le rapport, la fabrication de la batterie plombe l’impact des voitures électriques au niveau des émissions de CO2, par rapport à un modèle thermique. Le document détaille les différentes étapes à suivre en commençant par la fabrication des électrodes demandant un environnement parfaitement exempt d’impuretés pour un fonctionnement ensuite optimal et sans danger des batteries. En rapatriant la fabrication dans des pays où la part du nucléaire et/ou des énergies renouvelables est importante, le bilan carbone de la réalisation des batteries baisserait de façon importante.

Il faut une bonne compréhension environnementale de nos technologies pour atteindre l’objectif attendu des solutions de transport plus durables. Bref, d’après l’analyse, L’Europe veut des véhicules électriques plus limités et vertueux.

Source: www.avem.fr (mars 2018)

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