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14/03/2018

Voiture électrique

On parle beaucoup de voiture électrique dans les médias, par contre on en voit encore bien peu sur nos routes.  Selon Test Achats, à peine 0,5% des voitures neuves immatriculées en Belgique en 2017 étaient électriques.

Aujourd’hui, les modèles diesel ou essence restent encore nettement moins chers que les véhicules électriques. De 26.000 € pour une VW Golf VII 5 portes essence à 39.000 € voire même 40.000 € dans sa version hybride essence rechargeable ou électrique. Et pourtant, tout le monde sait que le coût d’une voiture ne s’arrête pas à son seul prix d’achat. Il faut mettre dans la balance les taxes, entretiens, assurances, et carburants, mais aussi son prix de revente. Et à ce petit jeu, le prix d’un véhicule électrique sur sa durée de vie totale ne serait pas si éloigné des autres, voire même plutôt inférieur.

Une comparaison et mise en parallèle de tous les coûts d’utilisations des voitures selon leur motorisation ont été demandées à un bureau d’étude par Test Achats, tout en prenant compte des exigences européennes qui vont vers davantage de sévérité en termes de pollution. Comme hypothèse, le véhicule connaîtra trois propriétaires successifs (qui rachètent à la valeur du marché) durant une vie d’environ 16 ans.

Une petite familiale achetée en 2020 en Wallonie pour les propriétaires successifs coûtera combien par exemple? La note finale atteindra près de 65.100 € dans sa version essence, Un chiffre qui remonte à 62.200 € en version diesel, qui descend à 60.500€ pour une hybride essence rechargeable, et retombe à 59.300 € dans son modèle hybride diesel rechargeable. Et pourtant, c’est bien le modèle électrique qui décroche la palme, avec un montant de 57.100 €, soit 8.000 € de moins que l’essence.

Rentable pour le second acheteur

«La voiture électrique est, au final, la moins chère de toutes les motorisations, suivie des hybrides rechargeables», explique Leo Muyshondt, expert Mobilité chez Test-Achats. Il y a toutefois un gros bémol: «Pour l’instant, ceux qui en tirent un avantage financier sont le second et le troisième propriétaire de la voiture électrique». Quelle que soit la motorisation, le coût restera le même pour le premier acheteur. En cause? Une forte perte de valeur durant les premières années de vie. Il y a donc du profit pour ceux qui se tourneraient vers le marché de l’occasion pour une hybride ou une électrique.

Selon Leo Muyshondt, «le moment où la voiture électrique reviendra moins cher pour le premier propriétaire qu’une voiture comparable à essence se situe entre 2020 et 2025 en Flandre, contre 2025 à 2030 en Wallonie».

Des freins plus concrets

Pour celui qui voudrait sauter le pas, il n’y a pas que le prix d’achat comme obstacle. D’une part, le choix des modèles est assez limité: une trentaine électrique contre près de 420 à diesel ou essence. D’autre part, d’après Test-Achats : l’autonomie de ces véhicules ne permet pas de longs trajets puisque c’est encore relativement limitée. Enfin, les délais de livraison peuvent être particulièrement longs, ce qui n’encourage pas du tout l’achat.

Les défis sont donc nombreux. Il faudrait d’abord une diversification de l’offre des constructeurs pour s’adapter à tous les profils. Il conviendrait ensuite une augmentation radicale de l’autonomie des voitures électriques. Enfin, il nécessiterait une adaptation de la fiscalité aux évolutions technologiques et environnementales.

 

Source: fr.metrotime.be (mars 2018)

 

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