Comment optimiser ses déplacements professionnels ?

Le premier ministre Edouard Philippe a baissé la vitesse de 90 km/h à 80 sur les routes secondaires. Dans le même temps, chaque jour, des millions de français se rendent au travail pour faire un travail qu’ils pourraient aussi bien faire à leur domicile (ou ailleurs). Plutôt que de réduire la vitesse ne vaudrait-il pas mieux réduire le nombre de déplacements inutiles ? L’ubiquité est entrée dans nos vie mais le temps et l’espace de travail n’ont pas encore changé… Les outils mobiles soutiennent une aspiration métaphysique de l’homme, presque aussi vieille que l’Humanité. Ce paradigme est aujourd’hui presque atteint. Reste cependant à s’affranchir des usages, de la culture et des normes qui n’ont pas encore suivi cette révolution technologique. 

 

Prévenir les accidents de la route pour se rendre au travail 

Première cause de décès au travail, les accidents de la route sont à l’origine de plus de 20% de la mortalité du travail. Conduire pour se rendre au travail n’implique pas les mêmes exigences que conduire dans le cadre de la vie courante. Même si les conducteurs ne sont pas forcément en retard, ils se déplacent dans le cadre d’un emploi du temps et donc d’une contrainte horaire à respecter. Aujourd’hui, 80% des travailleurs avouent utiliser leur téléphone au volant en situation de travail alors qu’ils sont «seulement» 60% à le faire hors cadre du travail. La voiture est devenu un lieu pour préparer sa journée de travail, boucler deux mails et envoyer quelques messages. Ce comportement est irresponsable et engage tout autant les salariés que leur employeur. En effet, écrire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accident. Or, s’il est possible de travailler depuis sa voiture, il est tout autant possible de travailler depuis son domicile.

Une démarche de prévention qui incombe à tout employeur

L’évaluation des risques constitue le point de départ de la démarche de prévention qui incombe à tout employeur dans le cadre de son obligation générale de sécurité à l’égard de son personnel. Les résultats doivent être transcrits dans le document unique. Le plan de mobilité obligatoire pour toutes les entreprises regroupant plus de 100 salariés sur un même site est une seconde opportunité pour traiter ce problème (article 51 de la Loi du 17 août 2015). Au delà du strict respect de l’obligation réglementaire, ces documents doivent permettre à l’employeur d’élaborer un plan d’action définissant les mesures de préventions appropriées. Dans son plan d’action, le chef d’entreprise doit envisager deux axes prioritaires : éviter les déplacements inutiles et réduire l’exposition des salariés en déplacement.

 

Eviter les déplacements inutiles

L’utilisation des nouvelles technologies de communication (visioconférence, messagerie, etc.) permet d’éviter certains déplacements et les coûts associés. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place une nouvelle organisation du travail définissant de nouvelles règles au sein de l’entreprise et de repenser les habitudes et les façons de travailler (notamment par une meilleure prise en compte du télétravail). Les entreprises devraient encourager les collaborateurs qui le peuvent à travailler depuis leur domicile. De la même façon, il n’est plus nécessaire que tout le monde arrive à 9H et reparte à 18H pour que l’entreprise fonctionne correctement. Il est ainsi possible de différer les arrivées et les départs. Les entreprises pourraient d’ailleurs en profiter pour offrir des plages d’ouvertures étendues à leurs clients (qui ne réclament souvent rien d’autre). Tout cela nécessite de revoir la culture des entreprises qui valorisent trop souvent le présentéisme. Bien évidemment, il est contraignant de changer ses habitudes. Mais le gain individuel et collectif dépasse de loin les contraintes d’un tel changement.

 

Encourager les comportements vertueux 

De nouveaux modes de non-circulation serait à valoriser. Il ne s’agit pas d’inciter les personnes à prendre les transports en commun mais bien à faire leur travail à distance. Alors  que la mobilité pendulaire, ou alternante, est un phénomène caractéristique des métropoles et de leurs zones péri-urbaines dû à l’étalement urbain et à la division spatiale des activités, se déplacer tous les jours pour se rendre au travail tous les jours à 9H est devenu inutile pour une grande partie des travailleurs. Le rôle des politiques est de mettre à disposition des entreprises et des individus les infrastructures technologiques, techniques et légales pour accompagner ces opportunités. Les entreprises doivent elles s’en saisir et investir ces nouveaux espaces aux potentialités infinies.

En initiant de nouveaux modes de travail, cela permettra :

  • de diminuer le nombre d’accidents,
  • d’améliorer le confort dans les transports en commun
  • de diminuer notre emprunte carbone
  • d’améliorer le temps de déplacement
  • d’augmenter la productivité individuelle
  • d’optimiser les infrastructures existantes

En définitive, la dé-mobilité limiterait les déplacements et opterait pour de meilleurs déplacements. En 4 mots : « faire mieux avec moins » !

 

Sources: www.forbes.fr

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vélo

A chaque usage son vélo !

Comme trois millions de Français, vous vous apprêtez peut-être à acheter un nouveau vélo. Mais lequel ? Voici nos 10 conseils pour se mettre à la mobilité vélo.

1. Bien choisir son vélo

Pour se mettre à la mobilité vélo, il vous faut pas mal de choses, à commencer par … un vélo ! C’est mieux. Et comme nous le disons souvent, il n’y a pas UN vélo urbain parfait, mais plein de vélos différents, selon vos besoins, vos aspirations, vos envies. Si bien entendu, c’est le budget qui parle avant tout, le meilleur conseil que l’on puisse vous donner est de ne pas lésiner. Un mauvais vélo est le meilleur moyen d’abandonner immédiatement. C’est donc un poste de dépense important. Si vous vous tournez vers l’occasion, pas de problème, mais faites vous aider dans ce cas par un cycliste connaisseur (usure, taille, organes de sécurité…).

2. Repérer votre trajet

Ne partez pas bille en tête un matin à vélo pour vous rendre à votre travail ! Ou alors calculez large ! Le mieux est de repérer son trajet lors d’un weekend ou d’une journée off. Repérez quel parcours va vous offrir le maximum d’infrastructures vélo sécurisantes (pour les repérer à l’avance, utilisez Geovelo). Le meilleur trajet n’est pas nécessairement le plus court, mais celui où vous vous sentirez le plus à l’aise, alors testez-en plusieurs et gardez le meilleur. Pensez, si vous le pouvez à vous faire “coacher” par un cycliste urbain aguerri.

3. Y allez progressivement

Un conseil qui peut paraître évident, mais il est clair qu’il ne faut pas vous attendre du jour au lendemain à devenir ce que nos amis de la Belle Province appellerait un cycliste 4 saisons ! Prenez votre temps et mettez toutes les chances de votre coté. Démarrez votre “mue cycliste” au printemps en commençant par effectuer votre trajet à vélo une fois par semaine, puis augmenter le rythme petit-à-petit.

4. Bien s’équiper

En Bretagne, on vous répondrait qu’il ne pleut que sur les c… Nous autres, cyclistes urbains, on vous dira que sur une année complète de vélo urbain, il ne pleut au final que très rarement (une phrase à relativiser selon si vous habitez Marseille ou Lille…). Toutefois, il faut penser à s’équiper pour parer à cette éventualité (l’application MeteoFrance “Va-t-il pleuvoir dans l’heure” est très efficace).

5. Etre visible

“Cyclistes, brillez” vous dirait la FUB. Les automobilistes ont déjà du mal à nous voir de jour, alors imaginez de nuit. Rien de plus important que d’être bien visible aux yeux des autres usagers du trafic. Combien de cyclistes suicidaires croisés, completement invisibles, surtout en cette période hivernale ! Sur la twittosphère, on nomme cela les #veloninja. Pour rappel, la législation vous oblige à rouler avec un dispositif d’éclairage sur votre vélo. Quant au gilet jaune, il n’est obligatoire que de nuit et hors-agglomération. Pour être bien visible, des vestes vélo réfléchissantes existent.

6. Sécuriser son vélo

Si chez vous, ou bien au travail, vous avez la chance de pouvoir mettre votre vélo à l’abri des regards, pas de problème. Mais si votre monture doit rester dehors, équipez-vous sérieusement. Que l’on soit clair, le nom “antivol” est usurpé. Le bon terme serait plutôt “retardateur de vol”. Plus sérieux sera votre dispositif, plus vous mettrez à mal la détermination, l’outillage et le temps de l’éventuel voleur.

7. Gonfler ses pneus

Cela peut paraître évident, et pourtant, tant de cyclistes croisés avec les pneus quasiment à plat ! Vos pneumatiques sont le lien entre vous et l’asphalte, et à ce titre, vous devez leur apporter une attention toute particulière. Sous-gonflés, ils apportent inconfort, ralentissent votre monture et s’usent prématurément. Trop gonflés, ils perdent de l’adhérence et sont plus sensibles aux crevaisons. Assurez-vous donc qu’ils soient à la bonne pression maximum (elle est toujours indiquée sur les flancs du pneu).

8. Connaitre son vélo

Un vélo c’est une machinerie à la fois simple et complexe. C’est une monture que vous allez devoir apprendre à dompter. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, tacher de régler au mieux votre posture avec la hauteur ou le recul de selle ou encore la longueur de potence. Apprenez également à utiliser votre transmission à bon escient. Mieux vous saurez vous en servir et plus agréables seront vos relances et votre vitesse de croisière. De plus, à moins que vous n’ayez opté pour un vélo fixie brakeless à pneus pleins, vous n’êtes pas à l’abri d’une éventuelle panne. Un câble à retendre, une chaîne à remplacer, une chambre à air crevée… Si vous êtes une bille en mécanique, n’hésitez-pas à vous rapprocher de l’association vélo locale ou encore du magasin vélo le plus proche. De plus en plus proposent maintenant des cours de mécanique vélo, et c’est le plus souvent gratuit.

9. S’adapter au trafic

On le dit souvent, le vélo, ce qui est dangereux, c’est de ne pas en faire. Bien sûr, on ne va pas vous mentir, le danger reste présent en ville lorsque l’on est à vélo. Mais en adoptant une attitude adaptée et quelques réflexes simples, on peut tout-à-fait “s’en sortir” ! Le premier écueil du débutant en vélo urbain, est de ne pas prendre sa place sur la route (on ne roule pas sur les trottoirs !) et d’essayer de se faire tout petit. Non ! Vous êtes aussi légitime que le gars derrière vous avec sa grosse Audi (marque citée completement au hasard…). Alors prenez votre place sur la chaussée et faites en sorte que l’on vous voit.

Respectez les piétons, ils sont toujours prioritaires sur vous. N’hésitez-pas à capter le regard des autres usagers, notamment dans les ronds-points (lire nos conseils pour bien prendre un rond-point à vélo) et tentez, dans la mesure du possible, de garder votre calme en cas de situation conflictuelle.

10. Modérer son allure

Votre dernier cours de sport remonte au collège ? Vous n’avez pas fait autant d’effort physique depuis votre dernière chenille au réveillon du 31 ? Alors, lors de vos premiers trajets, modérez votre allure et prenez votre temps. En adaptant votre vitesse à vos capacités, vous éviterez de suer à grosses gouttes en arrivant à votre travail. Le déplacement à vélo, ce n’est pas du sport, juste une activité physique. Dans les premiers temps, tout vos muscles vont vous rappeler à l’ordre, y compris votre cœur ! Mais pas de panique, ils vont s’y habituer. Et au fur et à mesure, vos trajets vélo deviendront de plus en plus facile.

 

Vélo-cargo, le vélo pour les familles

A l’origine utilisés par la poste pour la distribution du courrier ou par les marchands pour leur livraison de victuailles, les premiers cargos connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt de la part des familles européennes.

Il ne s’agit plus seulement de vélo avec remorque avant de boucher ou de boulanger, mais aussi de vélos permettant de circuler en famille dans des villes qui comptent de plus en plus d’infrastructures et de voies cyclables dédiées aux cyclistes. Ce vélo qui connait un succès fou en Allemagne et aux Pays-Bas tente un percée en France. De nombreuses familles ont déjà troqué leur automobile pour un vélo-cargo.

 

Pourquoi un vélo-cargo?

Le vélo cargo et multifonctions. Il peut être utilisé de façon professionnelle, mais aussi dans le quotidien familial.

  1. Chargement : c’est pour cette première utilisation que les vélos de fret ont été inventés. Leur rôle est donc de transporter aisément de grosses charges et de la marchandise dans toute la ville.
  2. Livraison : les contraintes de la circulation en ville, les nuisances sonores, l’augmentation du coût de l’énergie ont eu pour conséquence de remettre sur le devant de la scène européenne le vélo cargo pour tout ce qui est livraison. Au Royaume-Uni par exemple de nombreuses entreprises ont choisi ce mode de livraison pour achalander leur clientèle.
  3. Vente ambulante : Ce type de vélo permet à de petits commerçants de se faufiler dans les centres-villes parfois encombrés pour proposer des ventes à emporter diverses (souvenirs, boissons, sandwichs etc…).
  4. Balades en famille : on peut y transporter plusieurs enfants à la fois sans passer par les sièges-bébés. Des accessoires pour vélos cargos permettent rendre ce moyen de locomotion très confortable pour les enfants. On peut ainsi ajouter une protection imperméable ou adapter du matériel fait maison. De cette façon vous pourrez déposer vos enfants sur leur lieu de garderie sans craindre les intempéries.
  5. Shopping : au retour des magasins, il sera bien pratique de disposer d’un vélo de charge pour entreposer vos sacs de commission. Surtout les jours de soldes !
  6. Déménager : pratique très courante en Asie, cette alternative non motorisée au déménagement traditionnel devient de plus en plus populaire en Europe et dans le reste du monde.

 

Les cargo-bike sont une solution pour transporter plusieurs enfants ou des volumes importants à vélo. On les appelle aussi « vélo-cargo » ou biporteurs. Ce sont des vélos avec une caisse à l’avant dans laquelle on peut transporter jusqu’à 4 enfants et même un siège coque pour les bébés. Pour leur sécurité, ils sont munis de ceintures de sécurité et ils peuvent charger de 80 à 100 kg selon les marques.

 

Une alternative moins coûteuse à la voiture

Si le prix vous refroidit, sachez qu’il existe des options plus abordables, comme la remorque ! Dans celle-ci, on peut transporter jusqu’à deux enfants et apparemment les Allemands l’adorent. Les fabricants la préconisent à partir de 1 an. Elle offre confort et sécurité aux enfants et ils peuvent transporter tout leur univers avec eux. En plus, elle peut être attachée ou détachée à n’importe quel moment et elle se fixe sur n’importe quel vélo. Le bonus : certaines versions font office de poussettes lorsqu’elles ne sont pas attachées.

Au Pays-Bas, un nouvel prototype est aussi très prisé par les familles. Il s’agit d’un vélo à trois roues qui se transforme en poussette en quelques secondes ! Vous pourrez donc aller où seuls les piétons ont accès et reprendre la route dans la foulée. Le fabricant propose plusieurs accessoires qui vous permettent de fixer le siège coque des nouveau-nées, un deuxième siège enfant et même une cabine en bois pour transporter deux enfants en même temps ! Ce n’est pas un vélo, c’est un tricycle, un tricycle-poussette, le Taga Bike.

Prime à la conversion: accessible depuis le 1er janvier 2018

Depuis le 1er janvier 2018, la prime à la conversion des véhicules est accessible à tous : les Français qui veulent changer un vieux véhicule polluant pour une voiture plus propre, neuve ou d’occasion, peuvent désormais bénéficier d’une aide de 1000 à 2000 euros.

La prime à la conversion est l’une des mesures du « Paquet solidarité climatique » entrant en vigueur ce 1er janvier 2018. Les Français qui veulent acquérir une voiture neuve ou d’occasion récente (Crit’air 1 ou 2) émettant moins de 130 gCO2/km peuvent désormais recevoir une aide à hauteur de 1000 € en mettant au rebus un vieux véhicule polluant. Cette prime est doublée pour les ménages non imposables puisqu’elle passe de 1 000 € à 2 000 €.

C’est par le biais du décret 2017-1851 paru au Journal Officiel du 31 décembre dernier que l’élargissement de la prime à la conversion, annoncé en septembre par le Ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, a été acté. Si précédemment la prime ne concernait que les véhicules diesel, ce n’est plus le cas cette année. Ainsi, le dispositif touche à présent aussi ceux qui envoient un véhicule essence à la casse. Et s’ouvre aux foyers imposables. Mais ce n’est pas tout, puisque la prime concerne désormais également les véhicules d’occasion en plus des voitures neuves.

 

Quelle prime pour quelle véhicule?

Première condition, l’âge du véhicule à remplacer. Si celui-ci fonctionne à l’essence, il devra avoir été immatriculé pour la première fois avant le 01/01/1997.

Pour les voitures diesel, une distinction est faite selon que le foyer est imposable ou non. Dans le premier cas il faudra qu’il ait été immatriculé avant le 01/01/2001. Et dans le second, avant le 01/01/2006.

De même, dans le cas du remplacement par un véhicule d’occasion, le montant de l’aide différera. Elle sera de 1 000 euros pour un foyer imposable, et de 2 000 euros pour un foyer non-imposable.

Qui plus est, le véhicule acheté devra, s’il est thermique, être sous la barre des 130 grammes de Co2, et être équipé de la vignette Crit’Air de catégorie 0, 1 ou 2. L’aide sera du même montant pour un véhicule électrique d’occasion.

 

A noter que la prime à la casse cru 2018 n’est pas limitée aux véhicules achetés. Elle s’applique également aux véhicules loués (LOA ou LLD) sous réserve que le contrat de location ait une durée minimale de 24 mois. Et la demande de prime par le locataire ne pourra être effectuée qu’au bout d’un an de location, sur justificatif. Le véhicule concerné, neuf ou d’occasion, devra bien sûr satisfaire aux mêmes critères que ceux s’appliquant en cas d’achat.

 

Une plateforme déidée pour répondre à toutes vos questions

La nouvelle plateforme www.primealaconversion.gouv.fr entend répondre à toutes les questions que se posent les particuliers et les professionnels qui veulent bénéficier du nouveau dispositif de prime à la conversion:

  • un test rapide permet de vérifier son éligibilité et le montant de la prime accordée ;
  • un téléservice est directement accessible pour effectuer sa demande en ligne ;
  • une foire aux questions apporte tous les renseignements pratiques sur le fonctionnement de la prime (objectifs du dispositif, conditions d’obtention, démarches à effectuer…) ;
  • un espace réservé aux professionnels est mis à disposition pour faciliter le déploiement du dispositif dans le secteur automobile.

 

Source: www.ecologique-solidaire.gouv.fr

 

école

Le gouvernement veut systématiser l’apprentissage du vélo à l’école primaire

La semaine dernière, le gouvernement a annoncé vouloir systématiser l’apprentissage du vélo à l’école primaire. Une bonne mesure, estime Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette, à condition que l’Etat y mette de sérieux moyens.

 

“La société actuelle est très touchée par la sédentarité et notamment les plus jeunes: les collégiens ont 40% de capacité cardio-vasculaire en moins que les collégiens il y a 40 ans, donc c’est un véritable problème de santé publique. Pour prendre à bras le corps le problème, la meilleure solution, c’est d’inciter les jeunes à marcher et à faire du vélo et ça passe par un apprentissage de la mobilité vélo à l’école. Ça se fait déjà dans un certain nombre d’écoles dans un certain nombre d’académies, mais la mesure annoncée, hier, lors du conseil interministériel de la sécurité routière qui prévoit de systématiser cet apprentissage, va dans le bon sens.

Les parents sont capables d’enseigner comment on garde l’équilibre à vélo mais la mobilité à vélo nécessite certaines aptitudes. Il faut des formateurs, c’est exactement comme pour le permis de conduire, on peut faire la conduite accompagnée avec ses parents mais avant il faut faire un certain nombre d’heures en auto-école. En vélo-école, c’est exactement pareil. L’équilibre à vélo, c’est une chose, mais se déplacer en toute sécurité, c’est autre chose. En réalité très peu de parents font déjà du vélo tous les jours et en plus, entre faire du vélo et savoir l’enseigner à un enfant, c’est une chose différente.

“Il faut savoir se déplacer en milieu urbain”

On a réduit le nombre de tués par noyade en faisant en sorte que tout le monde sorte de l’école en sachant nager, et pour agir sur la sédentarité et la sécurité routière, il faut que tout le monde entre au collège en sachant faire du vélo. C’est ce qui permettra de rendre crédible aux yeux des parents de laisser les enfants aller au collège à vélo.

Nous sommes quand même attentifs aux moyens qui seront alloués, parce qu’apprendre à faire du vélo, ce n’est pas seulement de la théorie et ensuite faire quelques tours dans la cour de récréation. Il faut savoir se déplacer en milieu urbain. La formulation du dossier de presse est parfaite, mais il va falloir mettre des moyens sur la mise en œuvre. L’enjeu c’est que des collégiens puissent se déplacer seuls à vélo sur plusieurs kilomètres”.

 

Source: rmc.bfmtv.com (janvier 2018)

Pour découvrir toutes les actualités de la FUB: https://www.fub.fr/velo-ecoles

Paris, capitale européenne du vélo?

A l’issue des Assises Nationales de la mobilité en décembre dernier, la ville de Paris avait aussi établi un schéma directeur pour le vélo. L’objectif est de taille : faire de Paris, l’une des toutes premières capitales de la mobilité à vélo, et rattraper enfin le retard pris sur ses homologues Amsterdam, Copenhague et Londres.

Plus concrètement, ce schéma sur cinq ans (2015-2020) prévoit un investissement de 150 millions d’euros et permettra de doubler la longueur des voies cyclables d’ici 2020.

En termes d’usage, l’objectif est de tripler les déplacements à vélo d’ici 2020 en Île-de-France, dont la part passerait de 5% à 15% du total des trajets effectués, notamment via la création d’un Réseau Express Vélo visant à fluidifier les axes nord-sud et est-ouest, avec un maillage dans tous les arrondissements.

Le fruit d’une politique audacieuse

L’initiative de la ministre s’inscrit donc dans la continuité des engagements pris par la Mairie de Paris en tant que président de l’initiative C40 , qui regroupe plus de 90 métropoles dans le monde décidées à réduire la place de la voiture et lutter contre la pollution.

À l’horizon  2050, Paris s’engage à atteindre la neutralité carbone et dès 2030, à supprimer toute circulation de véhicules à moteur thermique , dont le diesel à partir 2024.

Au même moment, heureux hasard ou signe annonciateur, Paris finalise sa nouvelle mouture du Vélib’ : une version plus légère, plus solide et qui permettra à tous les clients de se garer même lorsque la station est pleine.

Un tiers du parc sera doté d’une assistance électrique : une vraie révolution, qui rendra ce mode de transport attractif même pour des trajets longs et pour des personnes plus âgées ou moins sportives. Son territoire sera étendu à 68 communes, contre une trentaine auparavant. Dix ans après son lancement, le service de location de vélos fait partie intégrante du paysage de la Ville de Paris : il compte 105.000 utilisateurs quotidiens en moyenne, 300.000 abonnés et 1.800 stations au total, presque une tous les 300 mètres.

Et ce n’est pas tout ! La vague des vélos qui déferle sur la capitale ne fait que s’amplifier avec l’arrivée consécutive de trois services de vélo en libre-service fin 2017 : Ofo, Gobee.bike et OBike offrant toujours plus de possibilités aux Parisiens.

 

Un point sur les pistes cyclables

D’après l’association Paris en Selle et son observatoire du plan vélo créé en 2015, la mairie de la capitale serait en retard dans la mise en place de nouvelles pistes cyclables. Sur les 120 km de voies programmées d’ici à 2020, seuls 12 % seraient construites.

Actuellement, 14 km des 120 km du plan vélo, estimé à 150 millions d’euros et engagé par la mairie de Paris ont été réalisés (12%).

Dans le cadre de la réalisation de ce projet, 63 millions d’euros du budget notamment sont accordés à la construction de nouvelles pistes cyclables et 30 millions d’euros à l’aménagement des chaussées pour créer des voies à double sens dans les zones de la capitale limitées à 30 km/h.

Par ailleurs, l’observatoire estime que la mairie de Paris aurait renoncé à construire 17 % d’aménagements prévus initialement dans le plan vélo.

L’objectif de ce plan vélo est de disposer à l’horizon 2020 d’un réseau cyclable de plus de 1000 km dont 119 km d’infrastructures nouvelles.

sécurité routière

Sécurité routière et pollution : abaissement de la vitesse maximale à 80 km/h

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé l’abaissement de la vitesse maximale sur les routes à double sens sans séparateur central de 90 à 80 km/h à l’issue du comité interministériel sur la sécurité routière qui s’est tenu ce mardi 9 janvier. La motivation principale de cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain, est la sécurité. Mais cet abaissement de la vitesse a également des effets positifs en matière de pollution atmosphérique et d’émissions de gaz à effet de serre.

Une telle mesure présente également l’avantage d’améliorer la fluidité du trafic et de diminuer les émissions polluantes dans l’environnement“, souligne Matignon. L’Ademe a en effet réalisé en 2014 une analyse bibliographique des travaux d’évaluation des impacts des limitations de vitesse sur la qualité de l’air, les émissions de CO2 et le bruit. Il en ressortait des résultats positifs sur la qualité de l’air lorsque ces limitations portaient sur des voies rapides, type route ou autoroute. Ce qui n’était en revanche pas manifeste pour les voies urbaines.

Quant au bruit, les résultats ne révélaient qu’une faible réduction des émissions sonores. En revanche, des avantages en terme de fluidification du trafic et de réduction de la congestion étaient également mis en avant par l’Agence. Auxquels il faut aussi ajouter une réduction des consommations de carburants.

Baisse des émissions de 20% pour les NOx

Sur les routes et autoroutes, les limitations de vitesse entraînent une diminution des émissions ou des concentrations de polluants, rapportait l’Ademe. La baisse des émissions peut atteindre 20% pour les oxydes d’azote et les PM10 et celle des concentrations de polluants dans l’air ambiant pouvant atteindre 8% selon les polluants“, précisait-elle.

Concernant l’impact sur les émissions de gaz à effet de serre, l’Ademe relevait des résultats “très dispersés et fortement dépendants des spécificités des axes, des zones étudiées, du comportement des conducteurs et des outils d’évaluation utilisés“. Ainsi, “la variation des émissions avant et après mise en place d’une même limitation de vitesse peut varier de -30% à +5%“, rapportait l’Ademe.

 

Le Réseau Action Cimat (RAC) accueille aussi positivement cette décision mais souhaite aller encore plus loin. Passer à 120 km/h sur les autoroutes permettrait d’éviter l’émission de plus de 2 millions de tonnes de CO2“, affirme sa représentante Lorelei Limousin. Mise en place en 2011 par le gouvernement espagnol pour faire face à la hausse du cours du pétrole, la baisse de 10 km/h sur les autoroutes avait permis de réduire de 8% la consommation annuelle de carburant et de 450 millions d’euros leurs importations de pétrole, assure l’ONG.

Au final, il s’avère que de nombreux facteurs extérieurs à la limitation de vitesse influent sur la réalité des émissions et des concentrations atmosphériques ou sur les moyens d’évaluation mis en oeuvre, le tout entraînant une grande variation des résultats“, nuançait toutefois l’Ademe dans son étude, en considérant l’ensemble des voies, y compris urbaines.

Aussi, recommandait-elle plutôt d’agir “prioritairement sur le parc roulant des véhicules anciens très émetteurs de particules et d’oxydes d’azote, en particulier le parc diesel non équipé de filtres à particules fermés“. Ce à quoi, le gouvernement souhaite s’attaquer par ailleurs via la prime à la conversion remodelée qui est entrée en vigueur le 1er janvier.

 

Source: www.actu-environnement.com (Janvier 2018)

 

impôts

Réduction d’impôts grâce à la mise à disposition des vélos aux salariés

De nouvelles mesures sont mises en place afin d’inciter les employeurs à développer les trajets à vélo de leurs salariés : une réduction d’impôt pour les entreprises qui mettent à disposition de leurs salariés des vélos pour leurs déplacements quotidiens et une indemnité kilométrique pour les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo.

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique a mis en place un ensemble de mesures ayant pour objectif de favoriser les déplacements écologiques dans le cadre professionnel. L’une de ces mesures concerne la mise en place d’une indemnité kilométrique vélo à destination des salariés qui se rendent au travail en vélo. Les entreprises qui offrent cet avantage à leurs salariés peuvent, dans certaines limites, bénéficier d’une exonération de cotisations sociales. Dans le même temps, la réglementation prévoit une réduction d’impôts sur les sociétés pour celles qui mettent des vélos à disposition de leurs salariés pour effectuer ces déplacements entre le domicile et le lieu de travail. Faisons le point sur ce dispositif.

Mettre des vélos à disposition des salariés

Les entreprises ont la possibilité de procéder à l’acquisition de vélos (électriques ou non) destinés à leurs salariés dans le cadre de leurs déplacements entre leur domicile et leur lieu de travail. Cette mise à disposition gratuite leur permet, depuis le 1er janvier 2016, de bénéficier d’une réduction d’impôts sur les sociétés.
Toutefois, cet avantage ne concerne que les sociétés assujetties à cet impôt. Cela signifie que les entrepreneurs individuels tels que les micro-entrepreneurs, les artisans, les commerçants ou encore les professionnels libéraux ne peuvent pas en bénéficier.

 

Les entreprises qui mettent des vélos à disposition de leurs salariés peuvent obtenir une exonération équivalente aux frais générés par cette mise à disposition. Ce montant est toutefois plafonné. En effet, les entreprises ne pourront déduire plus de 25 % de leurs dépenses.

Dans le cas où le montant de la réduction est plus important que le montant de l’impôt, le surplus ne pourra être récupéré ni même reporté sur le prochain exercice.

 

 

parking

Achat de véhicules propres: nouvelles aides pour les TPE et PME parisiennes

Depuis le 1er janvier, les nouvelles aides à l’acquisition de véhicules propres pour les entreprises enregistrées à Paris et en petite-couronne sont effectives.

 

Depuis le 1er janvier, les auto-entreprises, TPE et PME de moins de 50 salariés enregistrées à Paris, et dans la petite-couronne (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Hauts-de-Seine), ont droit à une prime à l’achat d’un véhicule neuf ou la location de longue durée (minimum 24 mois) ou avec option d’achat, d’un véhicule électrique hydrogène ou GNV. Cette aide s’élève à 1.000 euros pour les micro-utilitaires(moins d’une tonne), à 6.000 euros pour les utilitaires de moins de 3,5 tonnes et à 9.000 euros pour les poids-lourds supérieurs à 3,5 tonnes.

Par ailleurs, les professionnels enregistrés à Paris pourront bénéficier de 400 euros d’aide pour l’achat ou la location d’un deux-roues électrique. Une aide allant jusqu’à 2.000 euros pourra également être demandée pour l’installation d’un espace pour la recharge de batteries de deux-roues électriques. Toujours pour les auto-entrepreneurs, TPE et PME de moins de 50 salariés basés à Paris, une aide allant jusqu’à 400 euros pourra être délivrée pour l’achat ou la location d’un vélo à assistance électrique (VAE). 400 euros pourront également être alloués pour l’achat d’un dispositif d’assistance électrique.

Pour l’achat ou la location d’un « vélo cargo à assistance électrique ou non », les professionnels pourront bénéficier d’une aide allant jusqu’à 600 euros. Cette aide s’élèvera à 1.200 pour l’acquisition ou la location d’un triporteur à assistance électrique ou non. Les auto-entrepreneurs pourront bénéficier d’une de ces aides par an. Les TPE et PME auront droit à 5 aides chaque année.

 

Source: www.environnement-magazine.fr

C’est le moment d’acheter des VAE, fin des subventions le 1er février 2018

A partir du 1er février 2018, les conditions pour obtenir la prime pour l’achat d’un vélo électrique sont restreintes. Vous envisagez d’acheter un vélo à assistance électrique ? Dépêchez-vous, les conditions pour bénéficier de la prime accordée par l’Etat pour l’achat de ces bicyclettes changent.

 

Lancée en février 2017, la subvention de l’Etat pouvant aller jusqu’à 200 euros pour s’équiper d’un vélo à assistance électrique (VAE) neuf a été victime de son succès. Si elle a permis à environ 250 000 personnes de s’équiper, elle a coûté 50 millions d’euros, alors que le gouvernement avait tablé sur un budget prévisionnel de 30 millions d’euros. Il a ainsi décidé de faire évoluer le dispositif à compter du 1er février 2018. Un décret publié le 31 décembre au Journal officiel précise les nouvelles modalités d’obtention.

Qui pourra en bénéficier ?

Jusqu’à présent, toute personne majeure, les entreprises et les administrations justifiant d’une adresse en France pouvaient la demander. A partir du 1er février, la subvention sera attribuée uniquement aux ménages « dont la cotisation d’impôt sur le revenu de l’année précédant l’acquisition du cycle est nulle », soit les ménages non imposables, qui résident dans une collectivité locale proposant une aide similaire.

En recentrant la mesure vers les personnes aux revenus modestes, le gouvernement ne devrait pas être submergé de demandes. Ainsi, pour 2018, le budget pour financer le dispositif n’est que de 5 millions d’euros.

Quel est son montant ?

Après le 31 janvier, l’aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique ne concernera plus que les personnes non imposables au titre de l’impôt sur le revenu 2017. Aux précédentes conditions (pas de batterie au plomb et conserver le vélo au minimum 1 an), vont s’en ajouter de nouvelles. La prime gouvernementale ne sera attribuée que si une aide ayant le même objet aura été attribuée par une collectivité locale dont dépend l’acheteur, pour la compléter, sans lui être supérieure. Le cumul des 2 dispositifs sera plafonné à 200 euros ou à 20% du coût d’acquisition TTC du VAE hors options.

Pour rappel, un VAE coûte en moyenne 1 018 €, selon l’organisation professionnelle Union Sport et Cycle.

 

Source: www.dossierfamilial.com

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