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05/05/2017

Ipsos et le Boston Consulting Group ont réalisé conjointement une grande étude sur la perception des infrastructures de déplacement en Europe par les ressortissants de 10 pays emblématiques de l’Union Européenne.

Retour sur les chiffres clés de l’enquête présentés en avril 2017 et sur le sentiment des européens sur l’avenir de notre mobilité de demain.

– Les Européens passent en moyenne près de 2h par jour à se déplacer tous modes confondus.
– La voiture est le mode de transport numéro 1 sur tous les déplacements contraints du quotidien (65 % l’utilisent pour se rendre sur leur lieu de travail ou d’études).
58 % des Européens sont insatisfaits de la fluidité du trafic aux heures de pointe.
36 % des actifs européens pensent qu’ils devraient déménager s’ils perdaient leur emploi.
61 % des Européens considèrent que les investissements publics en matière d’intermodalité sont aujourd’hui insuffisants.
66 % des Européens seraient prêts à moins utiliser leur voiture si les investissements nécessaires étaient réalisés.
77 % considèrent que les innovations futures dans le domaine des mobilités vont avoir des conséquences positives sur leur vie de tous les jours.

 

MOBILITE ET INSERTION SOCIALE

Aujourd’hui, plus d’1 Européen sur 4 a le sentiment d’être « un peu trop loin de tout » (26 %). C’est logiquement plus le cas des personnes habitant en zone rurale (44 %).
L’accès aux transports conditionne l’accès à l’emploi. Or les jeunes et les personnes aux revenus les plus modestes sont les plus nombreuses à estimer qu’elles sont « loin de tout » (32 % des 18-24 ans ; 29 % des revenus modestes). S’ils perdaient leur emploi, 36 % des actifs européens pensent qu’ils devraient déménager pour retrouver un emploi équivalent.

En effet, 44 % de ceux qui estiment qu’il est difficile d’utiliser les transports en commun à proximité de chez eux pensent qu’ils devraient déménager en cas de perte d’emploi.

 

LES CONDITIONS DE DEPLACEMENT

Les Européens se montrent globalement satisfaits de l’état général du réseau routier (67 %), même si des variations importantes entre pays existent, les plus satisfaits étant les Allemands (81 %) et les Français (74 %) et les moins satisfaits les Slovaques (56 %) et les Grecs (50%).
En revanche, les Européens se montrent particulièrement insatisfaits de la fluidité du trafic aux heures de pointe (58 %).
Ils ne sont que 44 % à être satisfaits des points de correspondance entre les différents modes de transports et 45 % en ce qui concerne le réseau de transports en commun urbain.
La grande majorité des Européens affirme ne pas avoir accès ou être insatisfaite de l’offre d’équipements proposée en termes de déplacements innovants. C’est le cas pour les vélos en libre-service (75 % n’y ont pas accès ou en sont insatisfaits), pour les stations de recharge des véhicules électriques (79 %) et pour les voitures en autopartage (79 %).

 

LES EUROPÉENS SONT OPTIMISTES

Les Européens sont persuadés que les innovations dans le domaine des véhicules et des nouvelles technologies vont bouleverser leurs déplacements. Ils considèrent que dans 15 ans, ils pourront rouler dans des véhicules électriques sur de longues distances sans problème d’autonomie (75 %), qu’ils laisseront leur voiture à l’entrée de la ville et n’utiliseront que des transports en commun accessibles depuis leur stationnement (70 %), que les véhicules ne rejetteront plus de gaz à effet de serre (68 %). Ils sont également majoritairement convaincus qu’ils pourront rouler sans aucun risque de panne ou d’accident grâce aux nouvelles technologies du numérique (57 %), que les voitures électriques se rechargeront en roulant (55 %) ou encore que l’on pourra rouler dans des voitures autonomes sur des voies réservées (52%), voire sur toutes les routes (46 %).

 

Pour voir l’intégralité du rapport: Les attentes des Européens en matière de mobilité – Avril 2017.

Source: http://m.ipsos.fr/ (26/04/2017)

 

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