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05/04/2017

Alors que le risque routier est le premier facteur de mortalité au travail, la Sécurité Routière a organisé un premier colloque public pour promouvoir la prévention en entreprise.

« Il suffit qu’un homme se mette au volant pour que l’élément animal de lui-même redevienne majoritaire, c’est comme ça, c’est une loi de la physique humaine. Vous êtes à la fois protégé et fort, tout est en place pour que vous soyez con. » Tel est le constat du philosophe Raphaël Enthoven, en guise d’introduction au colloque le 30 mars dernier.

Plus de comportements à risques au volant chez les pros

L’enquête de cette année publiée par Axa Prévention sur les comportements des Français au volant encore montré que la mortalité routière a augmenté pour la troisième année consécutive Le baromètre 2016 a mis en évidence un cumul des pratiques à risques au cours d’un même trajet.  Ainsi, durant un trajet type et régulier de 18 minutes (17 km), les français commettent en moyenne 9 transgressions au code de la route.

Alors que 28 % des conducteurs professionnels déclarent être plus vigilants, en réalité ils cumulent en moyenne 11 infractions au cours d’un même trajet (pour un trajet type de 17 min), soit deux de plus que la moyenne des Français. À multiplier par la distance parcourue : 25 250 km par an contre 14 651 pour le reste de la population.

Concernant l’alcool au volant, le mythe du repas d’affaire perdure : 30 % des pros avouent prendre la route après plus de deux verres, et 7 % après plus de cinq verres (3 points au-dessus de la moyenne française). Dans la recherche de performance, la vitesse est extrêmement présente : en ville, les cas de non-respect des feux orange, du clignotant et des zones 30 sont très au-dessus des moyennes nationales. Idem pour les excès de vitesse sur routes et autoroutes. L’usage abusif de la voie de gauche est également très répandu chez les pros (28 %), ainsi que l’utilisation du téléphone au volant : des comportements caractéristiques de leur volonté de gagner du temps. En particulier, les salariés sont 58 % à se servir de leur téléphone comme GPS, une solution dangereuse car peu ergonomique et source de distractions avec l’affichage des notifications

Des solutions mises en place en entreprise

Pour lutter contre ces pratiques dangereuses, les entreprises peuvent agir. Certaines solutions sont basées sur la contrainte et la sanction : interdiction du téléphone, de l’alcool et des stupéfiants, bridage du véhicule, etc. Mais les politiques de prévention sont de plus en plus souvent basées sur un management positif, construit sur l’exemplarité, la communication et la participation de tous, voir un intéressement financier sur la sinistralité.

Les solutions proposées par Bemobi a été développée par Delphine Janicot, directrice adjointe écomobilité au sein du groupe La Poste. « Avec des données télématiques utilisées intelligemment, des conducteurs responsables et informés et un accompagnement dans la durée, on peut arriver à une réduction de 20 à 40 % des coûts sur l’ensemble du parc ».

Bemobi propose également d’accompagner les collaborateurs en entreprise lors des formations accès sur le risque routier, les pratiques de l’écoconduite et la conduite responsable.

 

Source: https://www.flotauto.com

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