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19/09/2016

CLIENT : SCNF

SUJET : Mobigreen / Pour une conduite responsable

 

Présentation de l’entreprise et de son positionnement

Quelle est votre fonction exacte ?

Je suis à l’agence de Prévention Santé & Sécurité au travail, qui traite des sujets transverses de prévention, des ÉPIC SNCF Réseau et Mobilité.
Un ÉPIC est une entreprise publique chargée de la gestion d’une activité de service public industriel et commercial.
Le groupe SNCF est constitué de 3 ÉPIC employant 155 000 collaborateurs.
La loi du 4 août 2014 a donné naissance au nouveau groupe public ferroviaire unifié aujourd’hui constitué de 3 ÉPIC : ÉPIC SNCF, ÉPIC SNCF Mobilités, ÉPIC SNCF Réseau
Le groupe SNCF, c’est l’association complémentaire de trois ÉPIC et de sociétés réparties dans nos cinq métiers. Ces sociétés (ou filiales) assurent leur propre développement au sein d’un marché de plus en plus compétitif. Mes missions concernent la gestion du réseau routier.

 

Pourriez-vous également me présenter votre société SNCF en quelques mots ? Son historique, son organisation, nombre d’implantations, de collaborateurs, votre plan de mobilité (nombre de salariés mobiles), votre parc/flotte automobile, etc.

Nous avons une flotte automobile d’environ 19 000 véhicules, pour à peu près 50 000 conducteurs potentiels, sans compter les personnes amenées à utiliser leur véhicule personnel dans le cadre du travail. Nous n’avons quasiment que des véhicules de service, très peu de véhicules de fonction.
Pour ÉPIC SNCF Mobilités, ces véhicules nous servent essentiellement pour desservir toutes les zones difficiles à desservir en train. Par exemple les dirigeants, et notamment l’encadrement, sont obligés, en zone diffuse, d’utiliser un véhicule pour se rendre d’une petite gare à une autre, pour des raisons diverses : parce que le cadencement n’est pas suffisant, parce qu’il y a du matériel à transporter, etc.
Pour ÉPIC SNCF Réseau, cela concerne les personnes qui travaillent sur les chantiers pour aller d’un chantier à l’autre : pour amener des équipes Caténaire, des équipes Voies, etc.

 

Le choix de MOBIGREEN

Quand et pour quelles raisons avoir fait appel à la filiale de La Poste MOBIGREEN (expertise de LP en matière d’éco-conduite et de conduite préventive) ? Pourriez-vous m’en rappeler le contexte en quelques mots ? Quelle était votre problématique ? Vos objectifs ?

Cela fait de nombreuses années que nous faisons des formations au risque routier.
Nous avons lancé en 2014 un nouvel appel d’offres pour des formations Prévention et Éco-conduite. Nous estimons que ce sont deux choses extrêmement liées. Mobigreen a répondu à cet appel d’offres et l’a remporté, par rapport à un cahier des charges établi par les présenteurs des activités de la SNCF, que j’ai « assemblés ». J’ai un rôle d’assembleur transverse par rapport à tous les services de la SNCF, qui sont extrêmement divers et variés. Les formations avec Mobigreen ont démarré en 2015.
L’objectif établi dans notre cahier des charges était, dans un premier temps, de limiter l’accidentalité, de réduire le nombre d’accidents de voiture dans le cadre du travail. Nous n’en avons pas énormément, mais ceux qui se produisent sont suffisamment graves. Même s’ils ne représentent pas une grosse proportion, ce sont souvent des accidents qui ont des conséquences graves, lourdes.

Notre deuxième objectif était aussi de réduire les coûts matériels liés à la sinistralité, qui sont importants. Nous souhaitions réduire simultanément la sinistralité matérielle et l’accidentalité corporelle.
Nous n’avons pas forcément pour objectif premier de réduire notre empreinte environnementale, nos consommations de carburant et émissions de CO2. Pour nous, présenteurs, notre objectif premier est la santé et la sécurité des personnes qui travaillent.
Mais l’un ne va pas sans l’autre, c’est lié. Nous envoyons les mêmes messages aux collaborateurs que ceux qui ont intérêt à ce que les véhicules soient moins dégradés, à ce que la consommation de carburant soit moindre… Finalement, tout le monde trouve un intérêt, sur plusieurs plans différents, dans l’éco-conduite et la conduite préventive.
Quelqu’un qui conduit mieux aura moins d’accidents, moins de sinistres, moins d’infractions au code de la route, moins de frais d’entretien sur son véhicule, moins de consommations de carburant.

Concrètement, quelles solutions ont été mises en œuvre par MOBIGREEN au sein de votre entreprise pour y répondre ? Quelles ont été les principales étapes de l’intervention de MOBIGREEN ?

Mobigreen a répondu à un cahier des charges qui était à la fois précis, mais qui lui laissait également une certaine liberté. Il y a une formation standard et nous avons également demandé à ce qu’il y ait des formations spécifiques parce que nous avons des services qui ont des particularités. Nous souhaitions que Mobigreen puisse s’adapter aux demandes précises des collaborateurs qui ont des spécificités. Ces particularités peuvent être climatiques : la conduite est différente selon qu’ils soient basés dans les Alpes ou Bretagne par exemple. Elle peut être aussi différente si les collaborateurs doivent utiliser leur véhicule de nuit en urgence après une journée de travail, pour les personnes qui sont d’astreinte.
Les formations doivent être adaptées à chaque cas. Il y a une formation standard, de base, avec des modulations amenées par Mobigreen à la demande directe du client, de l’établissement qui a une problématique risque routier particulière. Mobigreen adapte à sa formation à l’établissement qui lui en fait la demande.
Mobigreen est à l’écoute de ce que nous, en tant que présenteurs, on met en avant concernant la Prévention. Mais lorsque les demandes sont un peu particulières et ne correspondent pas à ce que les présenteurs ont déterminé au préalable, Mobigreen nous en avise. En principe, nous ne nous opposons pas aux demandes particulières, nous n’avons pas de caractère prescriptif, notre avis n’est pas rédhibitoire. Si l’établissement veut telle formation, autant qu’il la fasse avec Mobigreen. Chaque établissement prend en charge sa formation. Il y a 2% des cas où la demande de l’établissement sort du cadre classique préétabli avec Mobigreen.
C’est une formation d’une demi-journée sur simulateur, pour un maximum de 6 personnes à chaque fois. Depuis le début du contrat avec Mobigreen, plus de 2 000 collaborateurs ont été formés. A noter que ce nombre est relativement modeste, mais c’est souvent le cas lorsqu’on change de prestataire dans les premiers temps.

 

Retour d’expérience

Êtes-vous satisfait de la réponse apportée par MOBIGREEN ? En quoi cette solution a-t-elle répondu à vos attentes et besoins ? En mesurez-vous concrètement les bénéfices ?

Personnellement, je suis satisfait de l’accompagnement proposé par Mobigreen. Mais il y a eu quelques récriminations contre Mobigreen, qui portaient à la marge sur la formation. Certaines personnes mettaient en doute le fait que Mobigreen puisse assurer les formations simultanément sur plusieurs sites à la fois. D’autres craignaient qu’il n’y ait pas assez de simulateurs. Mais pour moi ce sont des éléments annexes, des bruits dont je n’ai pas eu la confirmation. Ce que je regarde, c’est la satisfaction globale des personnes via les évaluations qui me sont répercutées et l’idée que je me fais en direct au site lorsque je rencontre des personnes qui ont suivi des formations Mobigreen. Globalement, il n’y a pas trop d’établissements qui se plaignent directement à moi, ce qui est plutôt bon signe ! Il n’y a pas d’élément factuel de mécontentement.
Mobigreen a été très à l’écoute de notre problématique, a bien compris notre démarche.

Après, il est très difficile d’en mesurer les bénéfices concrets concernant la baisse de l’accidentalité. La prévention est extrêmement difficile de mesurer, à quantifier, parce qu’il faudrait mesurer par rapport à avant, quand on ne faisait pas de prévention, ou arrêter d’en faire pour voir où on en est… D’autant que dans la risque routier, il y a de nombreux éléments exogènes : l’état des infrastructures, l’état des véhicules, le climat, etc. Il y a mille raisons qui, même si la plupart des accidents ont lieu du fait du comportement au volant de la personne, entrent en ligne de compte. C’est pour cela qu’il est très difficile d’établir un lien direct, un bénéfice concret pour l’éco-conduite.

Mais même si nous ne sommes pas capables de le démontrer, de déterminer quel est le poids de ces mesures de prévention, nous sommes convaincus que le fait de faire ces formations a une influence sur notre taux d’accidentalité et notre sinistralité. Et d’un point de vue environnemental, ces formations ont certainement un impact significatif sur la réduction de nos émissions de CO2 et contribuent certainement à l’amélioration de notre image, ça y participe. Mais ne m’occupant pas de RSE, d’environnement ni du parc automobile, qui dépendent d’autres services, je ne peux pas vous en dire plus. Ce sont des arguments complémentaires, indépendants de mon service. Encore une fois, les formations qu’on fait, on les fait avant tout pour préserver la santé et la sécurité des personnes au travail, avant de réduire notre impact sur l’environnement ou de réaliser des économies, même si c’est lié.

 

Quelle suite et quels développements sont prévus pour ce partenariat ?

Nous souhaitons poursuivre cette collaboration avec Mobigreen, faire perdurer les formations conducteurs, d’autant que nos collaborateurs peuvent tirer les enseignements de ces formations dans leur vie privée, au quotidien, avec leur propre véhicule. Lorsqu’on prend de bonnes habitudes, lorsqu’on adopte de bonnes pratiques, on les garde en général. Ils apprennent à mieux anticiper certaines situations, à limiter leur stress au volant et au final, à réduire les accidents et les sinistres, aussi bien au travail que dans leur vie de tous les jours.

Avec Mobigreen, nous nous attaquons aussi à un sujet plus compliqué : la formation des animateurs du risque routier, c’est-à-dire ceux qui vont tirer les enseignements des différents indicateurs dont ils disposent pour orienter les formations, les personnaliser vis-à-vis de la conduite de telle ou telle personne… Cette formation est un peu plus compliquée à mettre en œuvre. On essaie de mettre au point, de créer un nouveau module pour mieux former nos animateurs du risque routier dans les établissements, pour les sensibiliser davantage à l’ensemble de ces problématiques. Leur expliquer comment on peut déduire, à partir des résultats de certains indicateurs, des pistes pour orienter la prévention, c’est plus ambitieux et surtout plus utile. Nous voulons des formations mieux ciblées, qui tiennent la route !

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