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25/01/2018

Comme trois millions de Français, vous vous apprêtez peut-être à acheter un nouveau vélo. Mais lequel ? Voici nos 10 conseils pour se mettre à la mobilité vélo.

1. Bien choisir son vélo

Pour se mettre à la mobilité vélo, il vous faut pas mal de choses, à commencer par … un vélo ! C’est mieux. Et comme nous le disons souvent, il n’y a pas UN vélo urbain parfait, mais plein de vélos différents, selon vos besoins, vos aspirations, vos envies. Si bien entendu, c’est le budget qui parle avant tout, le meilleur conseil que l’on puisse vous donner est de ne pas lésiner. Un mauvais vélo est le meilleur moyen d’abandonner immédiatement. C’est donc un poste de dépense important. Si vous vous tournez vers l’occasion, pas de problème, mais faites vous aider dans ce cas par un cycliste connaisseur (usure, taille, organes de sécurité…).

2. Repérer votre trajet

Ne partez pas bille en tête un matin à vélo pour vous rendre à votre travail ! Ou alors calculez large ! Le mieux est de repérer son trajet lors d’un weekend ou d’une journée off. Repérez quel parcours va vous offrir le maximum d’infrastructures vélo sécurisantes (pour les repérer à l’avance, utilisez Geovelo). Le meilleur trajet n’est pas nécessairement le plus court, mais celui où vous vous sentirez le plus à l’aise, alors testez-en plusieurs et gardez le meilleur. Pensez, si vous le pouvez à vous faire « coacher » par un cycliste urbain aguerri.

3. Y allez progressivement

Un conseil qui peut paraître évident, mais il est clair qu’il ne faut pas vous attendre du jour au lendemain à devenir ce que nos amis de la Belle Province appellerait un cycliste 4 saisons ! Prenez votre temps et mettez toutes les chances de votre coté. Démarrez votre « mue cycliste » au printemps en commençant par effectuer votre trajet à vélo une fois par semaine, puis augmenter le rythme petit-à-petit.

4. Bien s’équiper

En Bretagne, on vous répondrait qu’il ne pleut que sur les c… Nous autres, cyclistes urbains, on vous dira que sur une année complète de vélo urbain, il ne pleut au final que très rarement (une phrase à relativiser selon si vous habitez Marseille ou Lille…). Toutefois, il faut penser à s’équiper pour parer à cette éventualité (l’application MeteoFrance « Va-t-il pleuvoir dans l’heure » est très efficace).

5. Etre visible

« Cyclistes, brillez » vous dirait la FUB. Les automobilistes ont déjà du mal à nous voir de jour, alors imaginez de nuit. Rien de plus important que d’être bien visible aux yeux des autres usagers du trafic. Combien de cyclistes suicidaires croisés, completement invisibles, surtout en cette période hivernale ! Sur la twittosphère, on nomme cela les #veloninja. Pour rappel, la législation vous oblige à rouler avec un dispositif d’éclairage sur votre vélo. Quant au gilet jaune, il n’est obligatoire que de nuit et hors-agglomération. Pour être bien visible, des vestes vélo réfléchissantes existent.

6. Sécuriser son vélo

Si chez vous, ou bien au travail, vous avez la chance de pouvoir mettre votre vélo à l’abri des regards, pas de problème. Mais si votre monture doit rester dehors, équipez-vous sérieusement. Que l’on soit clair, le nom « antivol » est usurpé. Le bon terme serait plutôt « retardateur de vol ». Plus sérieux sera votre dispositif, plus vous mettrez à mal la détermination, l’outillage et le temps de l’éventuel voleur.

7. Gonfler ses pneus

Cela peut paraître évident, et pourtant, tant de cyclistes croisés avec les pneus quasiment à plat ! Vos pneumatiques sont le lien entre vous et l’asphalte, et à ce titre, vous devez leur apporter une attention toute particulière. Sous-gonflés, ils apportent inconfort, ralentissent votre monture et s’usent prématurément. Trop gonflés, ils perdent de l’adhérence et sont plus sensibles aux crevaisons. Assurez-vous donc qu’ils soient à la bonne pression maximum (elle est toujours indiquée sur les flancs du pneu).

8. Connaitre son vélo

Un vélo c’est une machinerie à la fois simple et complexe. C’est une monture que vous allez devoir apprendre à dompter. Si vous ne vous sentez pas à l’aise, tacher de régler au mieux votre posture avec la hauteur ou le recul de selle ou encore la longueur de potence. Apprenez également à utiliser votre transmission à bon escient. Mieux vous saurez vous en servir et plus agréables seront vos relances et votre vitesse de croisière. De plus, à moins que vous n’ayez opté pour un vélo fixie brakeless à pneus pleins, vous n’êtes pas à l’abri d’une éventuelle panne. Un câble à retendre, une chaîne à remplacer, une chambre à air crevée… Si vous êtes une bille en mécanique, n’hésitez-pas à vous rapprocher de l’association vélo locale ou encore du magasin vélo le plus proche. De plus en plus proposent maintenant des cours de mécanique vélo, et c’est le plus souvent gratuit.

9. S’adapter au trafic

On le dit souvent, le vélo, ce qui est dangereux, c’est de ne pas en faire. Bien sûr, on ne va pas vous mentir, le danger reste présent en ville lorsque l’on est à vélo. Mais en adoptant une attitude adaptée et quelques réflexes simples, on peut tout-à-fait « s’en sortir » ! Le premier écueil du débutant en vélo urbain, est de ne pas prendre sa place sur la route (on ne roule pas sur les trottoirs !) et d’essayer de se faire tout petit. Non ! Vous êtes aussi légitime que le gars derrière vous avec sa grosse Audi (marque citée completement au hasard…). Alors prenez votre place sur la chaussée et faites en sorte que l’on vous voit.

Respectez les piétons, ils sont toujours prioritaires sur vous. N’hésitez-pas à capter le regard des autres usagers, notamment dans les ronds-points (lire nos conseils pour bien prendre un rond-point à vélo) et tentez, dans la mesure du possible, de garder votre calme en cas de situation conflictuelle.

10. Modérer son allure

Votre dernier cours de sport remonte au collège ? Vous n’avez pas fait autant d’effort physique depuis votre dernière chenille au réveillon du 31 ? Alors, lors de vos premiers trajets, modérez votre allure et prenez votre temps. En adaptant votre vitesse à vos capacités, vous éviterez de suer à grosses gouttes en arrivant à votre travail. Le déplacement à vélo, ce n’est pas du sport, juste une activité physique. Dans les premiers temps, tout vos muscles vont vous rappeler à l’ordre, y compris votre cœur ! Mais pas de panique, ils vont s’y habituer. Et au fur et à mesure, vos trajets vélo deviendront de plus en plus facile.

 

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