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14/12/2017

Il faut un plan national vélo assumé, sincère et financé

13 décembre, en conclusion des Assises de la Mobilité, la Ministre en Charge des Transports, Elisabeth Borne, annonce le lancement d’un « plan national  vélo », en collaboration avec la Ministres de la Santé, le Ministre de l’Education National et la Ministre des Sports.

Une décision qui tombe à pic : depuis mars 2017, la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) et ses partenaires dont Bemobi, mènent une large campagne pour promouvoir la solution vélo. Lors des campagnes électorales, présidentielles et législatives, de nombreux candidats, dont le président élu Emmanuel Macron, se sont engagés à soutenir une stratégie nationale vélo.

91 % des 67 parlementaires élus ayant répondu à notre sollicitation se sont engagés à soutenir la création d’un fonds national vélo, 83 % à systématiser l’apprentissage du vélo à l’école, 74 % à relever le plafond d’exonération d’impôts de l’Indemnité kilométrique vélo, et 73 % à pérenniser un dispositif national d’aide à l’achat d’un Vélo à Assistance Électrique (VAE). Mais au-delà de ces réponses ponctuelles, tous et toutes souhaitent un véritable plan vélo national d’envergure. La FUB espère que ces engagements consensuels ne constituaient pas seulement des promesses de campagne.

« Il faut arrêter de regarder le vélo avec condescendance, en considérant que c’est un sujet mineur »  annonce Elisabeth Borne lors de son discours de clôture.

La sédentarité est en passe de devenir un enjeu de santé public plus grave que le tabagisme. Marcher ou faire du vélo est potentiellement la réponse la plus simple et efficace à cette crise sous-estimée. Pour cela, il ne suffira pas d’une ou deux mesures emblématiques, il faut un véritable « système vélo ». La nouvelle Loi Mobilité doit permettre la mise en place d’un tel système, avec un Plan Vélo assumé, sincère et financé.

Création d’un fonds national vélo

La FUB demande à l’État d’adopter une stratégie nationale pour le vélo en se dotant d’une véritable délégation interministérielle pour la marche et le vélo, ainsi qu’en mettant en place un fonds national pour le vélo, doté d’au moins 200 millions d’euros par an.

Ce fonds vélo servira à financer 5 axes prioritaires :

  • le lancement d’un appel à projet « territoires pilotes – 100% marchables et cyclables »
  • la résorption des coupures urbaines et des points noirs de sécurité routière
  • la mise en place massive de stationnements sécurisés : notamment 200 000 places en gares SNCF
  • l’achèvement de la réalisation du Schéma National des Véloroutes et Voies Vertes (SN3V)
  • un plan de communication positive et moderne en faveur de la pratique quotidienne des modes actifs

Les autres mesures d’accompagnement

La FUB propose également d’autres mesures pour créer une véritable culture vélo. Généraliser l’apprentissage de la mobilité à vélo dès l’école primaire afin de rendre crédible l’option vélo aux enfants et aux parents. Engager des actions fortes pour lutter contre le vol, via l’investissement massif dans le stationnement sécurisé des vélos (dans les gares, mais également dans le bâti ancien) et un recours systématique au marquage des vélos (contre le recel), y compris avant mise en vente.

La mise en place de dispositifs fiscaux réellement incitatifs, notamment en généralisant (aux différentes fonctions publiques) et en rendant obligatoire l’Indemnité kilométrique vélo (IKV). Son montant annuel exonéré doit être revu pour atteindre 500€.

Enfin, la FUB demande à l’État un dispositif efficace d’aide à l’achat de vélos à assistance électrique. La solution avancée dans le PLF 2018 ne semble pas à la hauteur de l’enjeu, particulièrement au regard de la crise sanitaire liée au manque d’activité physique, qui touche notamment les seniors.

Toutes les études montrent que les retombées du vélo dépassent l’investissement consenti dès l’année suivante !

 

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