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11/10/2017

Lancée le 19 septembre pour une période de trois mois, les Assises nationales de la mobilité doivent permettre de récolter les idées et les avis de tous les acteurs du monde des transports : des usagers aux entreprises, en passant par les collectivités. Elles se concentreront sur six thèmes : environnement, numérique, fractures sociale et territoriale, intermodalité, sécurité et sureté, et enfin gouvernance et financement.

 

En France, les transports représentent à la fois une impasse financière, une fracture sociale et territoriale et un tiers des émissions de CO2. Le gouvernement estime ainsi qu’il manque 10 milliards d’euros pour assurer la maintenance et l’entretien des infrastructures existantes et réaliser les nouveaux projets annoncés ; tandis que 40 % de la population réside dans un territoire sans transport collectif. Et alors qu’un français sur quatre a déjà refusé un emploi faute de transport, c’est aux trajets du quotidien que sera consacré ce nouveau mandat, avec pour objectif de bâtir un nouveau cadre de régulation.

 

« La réponse aux défis de notre territoire n’est pas aujourd’hui d’aller promettre des TGV ou des aéroports de proximité à tous les chefs-lieux de département de France, mais c’est bien de repenser, de réarticuler les mobilités du XXIe siècle, la capacité à rejoindre le point le plus pertinent pour une ville qui n’est pas toujours la capitale », a ainsi déclaré Emmanuel Macron à Rennes le 1er juillet 2017.

 

Pour informer les participants, héberger les débats et récolter les contributions, l’État a mis en place une plateforme en ligne où chacun – citoyen comme institution – a la possibilité de répondre à des questions ouvertes. De plus, des réunions publiques ouvertes à tous et des ateliers d’innovation réservés aux institutions publiques et privées rythmeront ces trois mois de concertation.

 

En parallèle, six groupes de travail réunissant des acteurs et des experts en lien avec les six thématiques rédigeront des recommandations de politiques publiques. Ces dernières serviront au nouveau Conseil d’orientation des infrastructures, chargé de programmer sur 5 ans et de planifier sur 10 ans le financement des infrastructures, en pause depuis le 1er juillet 2017.

 

Enfin, une commission du Conseil national de la transition écologique (CNTE) produira un rapport d’ensemble à la fin des Assisses, qui alimentera la future loi d’orientation des mobilités. Celle-ci sera présentée au Parlement début 2018 par la ministre des transports Élisabeth Borne. Elle s’articulera avec le Plan Climat, instauré par Nicolas Hulot pour concrétiser l’Accord de Paris et qui prévoit notamment la fin des ventes de véhicules thermiques d’ici 2040.

 

Source: http://flotauto.com

Plus d’information sur les conseils de Bemobi en mobilité: http://www.bemobi.fr/conseil/

 

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